« Les 40 signes de la pluie » de Kim Stanley Robinson (Etat du Maryland)

Et on continue notre découverte des Etats-Unis avec mon challenge favoris de l’année : « 50 billets, 50 états » ! Aujourd’hui le Maryland grâce au roman de Kim Stanley RobinsonLes 40 signes de la pluie, écrit en 2004, premier opus de sa saga « Capital Code », qui m’avait l’air d’être de la bonne SF

Entre Washington DC, le Maryland, la Virginie, et même la Californie… nous suivons sur plusieurs semaines la vie quotidienne de plusieurs personnages qui travaillent dans le domaine de sciences et de la politique autour de la capitale américaine, Washington DC. Et il va y avoir du boulot : le réchauffement climatique est une réalité et ses effets se font ressentir au fur et à mesure. Les politiciens et les lobbyistes vont-ils pouvoir (ou vouloir) faire passer des lois vitales pour l’environnement et l’avenir de l’humanité ? Le climat va t-il continuer à se dégrader ? Que fera la population le jour du grand bouleversement climatique ?

L’avantage de ce roman, c’est qu’il est très bien documenté que ce soit pour ses aspects scientifiques, géographiques, historiques… Un vrai documentaire sur les changements climatiques et ce qui pourrait nous attendre dans les prochaines années ! On se sent rapidement dans un vrai roman d’anticipation !
Le fait de remettre dans le contexte des USA hyper modernes, contemporain, des catastrophes climatiques qui aujourd’hui même se produisent dans des pays loin de chez nous, et très intéressant.
Un peu trop bien documenté peut-être, et pas assez dans l’action…  Je me suis ennuyée ferme pendant les deux tiers du livres : trop de stratégie politique, trop de théories scientifiques détaillées… On est loin du feuilleton catastrophe ! Le côté ultra-scientifique rentre trop dans les détails, supposant que les lecteurs comme moi sont plus calés qu’ils ne le sont véritablement ?
C’est dommage car sans vraiment m’emballer, l’histoire est tout de même assez intrigante ! On se doute bien qu’il va se passer un truc, un bouleversement (en rapport avec la pluie puisqu’on a bien lu le titre du livre :)), mais ça tarde

Pour contrecarrer ce côté trop technique, je pense que l’auteur essaye de nous attacher à ses personnages, comme le couple Quibler, Anna et Charlie et leurs deux enfants : détails de la vie de famille de tous les jours, scène où maman utilise un tire-lait (mon dieu…) pendant que papa va au parc en se posant des question sur sa place d’homme dans la cellule familiale… Chiant.
Globalement le volet humain ne m’a pas du tout plongé dans l’empathie, ni émue, ni faite rêver. Mais peut-être cela était voulu, de ne pas nous attacher aux personnages, pour nous montrer en quoi les rapports naturels entre humains sont maintenant corrompus ?

Bref, vous aurez compris que ce qui m’a intéressé dans ce roman, c’est qu’il me permet de faire avancer mon challenge américain… Je vais tout de même lire le deuxième volume de la saga50° au-dessous de zéro, qui me semble un peu plus prometteur. Vu que la catastrophe à lieu à la fin du premier volet, il y a peut-être de bonne chance d’avoir un peu plus d’action dans le second ? 😀

 

Nous découvrons donc le Maryland dans ce roman, et plus particulièrement Bethesda, banlieue aisée à la main d’œuvre hautement qualifiée de Washington DC, ce qui laisse aisément penser qu’une bonne partie du Maryland fait office de zones résidentielles pour la capitale des USA.
Cela peut s’expliquer par l’histoire même de la ville de Washington, qui a en croire l’auteur est une portion de territoire inexploité, des marécages, donné par le Maryland et la Virginie aux tout jeunes Etats-Unis à la fin du 18ème siècle.

A l’origine, le Maryland est une province anglaise, colonisé par eux au profit des persécutés catholiques en 1632. Elle fut nommée « Maryland » en l’honneur de la fille d’Henry IV, Henriette-Marie de France. Mais colonie anglaise oblige, la région devient vite protestante !
La colonie prospère grâce au tabac, et accueille plus de 200 000 habitants en 1775. Après la guerre d’Indépendance, le Maryland devient un des états fondateur des USA, le 8ème.

Aujourd’hui le Maryland compte plus de 5 millions d’habitants. Sa ville la plus connue est Baltimore, mais comme souvent, ce n’est pas la plus célèbre qui fait office de capitale, qui pour le coup est Annapolis, sur les bords de la baie de Chesapeake. Cette baie donne sur l’Océan Atlantique, ainsi que sur l’embouchure de la rivière Potomac qui sépare le Maryland de la Virginie.
Malheureusement, cet accès à la mer n’est pas des plus sain, et si les crab cake et autres clam chowders sont les plats typiques de la région, j’hésiterai à y goûter là bas… La pollution est très importante dans la baie, même si les espèces de poissons et oiseaux y vivent : c’est notamment dans le Maryland qu’on a retrouvé des cas de poissons hermaphrodites due aux engrais et autres perturbateurs endocriniens (un peu comme dans la baie de Seine chez nous…).

Malgré ça, il faut avouer que le Maryland est autre chose qu’une énorme banlieue un peu polluée. Les zones urbaines sont surtout à la périphérie de Washington et des côtes, le reste de l’état offre de larges zone champêtres : une grande partie de son économie repose sur l’agriculture, et le climat subtropical humide et océanique permet de cultiver des légumes qu’on voit plutôt dans le sud de l’Europe : concombres, melons, tomates…
Elle est tout de même appelée « America in miniature », pour signifier la variété de ses sites : forêts, montagnes, collines, rivière, dunes… Et si son côté sauvage vous échappe, sachez que Le projet Blair Witch se déroule dans le Maryland 😉

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