« Tuer le père » d’Amélie Nothomb (Etat du Nevada)

Même si j’avais dit que je n’y reviendrais pas de si tôt, je n’ai pas pu m’empêcher de lire cet après-midi Tuer le père d’Amélie Nothomb. Motivée par le challenge « 50 états, 50 billets », j’ai avalé ce roman qui se passe quasi-exclusivement dans le Nevada !

Joe est chassé à 14 ans de chez sa mère et n’a pas de père. Il se retrouve à exercé dans les bar et hôtel de Reno ce pourquoi il a toujours été doué : des tours de magie. Repéré par un connaisseur, il est envoyé apprendre tout son art chez Norman, et son épouse Christina, qui le considèrent rapidement tous les deux comme leur fils. A 15 ans, Joe a trouvé une place au sein d’une nouvelle famille, et en plus apprend son métier avec assiduité et succès !
Mais il tombe rapidement amoureux de Christina, et échafaude un plan pour pouvoir enfin consommer cet amour impossible…

On est face une fois de plus à un schéma classique chez Nothomb : un triangle amoureux, une relation biaisée, une situation étrange qui le devient de plus en plus…
La référence freudienne est rapidement évidente (outre le titre…) : en tant que fils, Joe veut coucher avec sa mère de substitution Christina (au sens propre ici)… et par conséquent, « tuer » son père Norman. On devine rapidement que le destin du couple Christina /  Norman est scellé dès l’arrivé du jeune homme chez eux ! La paternité voue Norman à un amour indestructible envers Joe, qui lui permet de tout accepter, de tout pardonner, de tout donner sans arrière pensée… Jusqu’à son apogée ! Un voyage initiatique pour Joe autant que pour Norman.

Un roman d’Amélie Nothomb classique certes, mais que j’ai pris plaisir à lire… surtout qu’il est assez court 😉

Le Nevada et ses paysages désertiques font rêver autant que les lumières de Las Vegas ! Si cette dernière est la ville la plus peuplée de l’état, c’est Carlson City qui en est la capitale…
Elle doit son climat aride à la grande chaîne de montagne à l’ouest : la Sierra Nevada, qui crée dans cette région une enclave qui reçoit peu de précipitations, et qui se trouve à une altitude assez élevé (entre 1000 et plus de 4000m).

Malgré une densité de population faible à part dans les grandes villes, le Nevada voit sa démographie exploser : proche de la Californie et situé dans la Sun Belt , elle attire beaucoup d’immigrants… Blancs, hispaniques, noirs, asiatiques… un joyeux melting-pot ! Cela permet à l’état d’être assez riche par rapport aux autres états des USA : en pleine expansion, la consommation et la construction ont le vent en poupe !
Comme on peut le deviner, peu d’agriculture à cause du manque d’eau, mais beaucoup de ressources en minerais… assez peu exploité. C’est réellement les secteur tertiaire qui font vivre ses 2,7 millions d’habitants, avec le tourisme et les loisirs comme fers de lances.

Quelques bases militaires y sont implantées, dont la célèbre Zone 51, près de Roswell, connu pour son folklore autour des extra-terrestres et OVNIs !
C’est aussi dans les déserts du Nevada qu’on été réalisés toute une série d’essais nucléaires dans les années 50.

L’action se déroule à Reno, au festival de Burning Man à Black Rock City, et Las Vegas… 3 références au Nevada et à ses lieux de perdition !
Si Reno est une ville où les casinos fleurissent, la ville peut paraître ridicule face à la ville de tous les pêchés : Las Vegas. Argent, alcool, sexe, excès en tous genres… Pour y avoir passé deux jours en vacances, c’est globalement ce qui saute au yeux dès qu’on met le nez dehors. Les casinos, le jeu, le plaisir s’affichent sur le Strip ou dans Downtown… De nombreux films et séries TV nous ont appris à reconnaître les célèbres casinos comme le Bellagio, le Caesar Palace, le Flamingo, le Treasure Island… En revanche le tableau est un peu moins réjouissant à l’arrière du décors, à quelques rues de là : misère, terrains vagues, pollution… Une ville à prendre pour ce quelle est : un grand parc d’attraction pour adultes ! Le symbole du rêve américain, comme l’a soupçonné Hunter S. Thompson dans Las Vegas Parano.
Burning Man est aussi un lieu de fête, mais d’un autre genre : artistes, hippies, fêtards de l’extrême… C’est plutôt les psychotropes et hallucinogènes qui se font la part belle dans ce rassemblement qui dure une semaine, et réuni dans une ville éphémère plus de 50000 personnes, où tout engin motorisé est prohibé.

Un état qui me plait par ses ambiances diamétralement opposées : le désert et le bourdonnement de la ville !

5 commentaires

  1. Mickael

    super interessant ce defi et cet Etat!
    ca m’a surpris de voir dans mes rss que tu t’etais fait un Nothomb alors que c’etait pas ta tasse de thé d’apres mes souvenirs 😉

    • Loesha

      AH non justement j’aime bien, mais j’ai fait une overdose l’an dernier (pas mal de romans de retard)… Pis faut avouer qu’il y en a des bons, et des nettement moins bons 😡

  2. Ping : Récap’ des challenges terminés en 2012 | geekette.fr

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