« Les feux de l’Eden » de Dan Simmons (Etat d’Hawaï)

Un nouveau roman pour mon challenge « 50 états, 50 billets » ! Et un nouveau Dan Simmons, choisi un peu parce qu’il collait bien à la demande : un roman se déroulant à Hawaï !
Il se trouve en plus que Les feux de l’Eden fait parti de la saga « Elm Haven », dont le premier opus est Nuit d’été, que j’avais choisi pour parler de l’Illinois… Bon, je passe du premier volume au troisième, Les fils des ténèbres s’intercalant entre les deux… Mais ça n’est pas très grave, ces romans fonctionnent plus en polyptyque qu’en série.

L’histoire se déroule donc à Hawaï tout près des volcans Mona Loa et du Kilauea… En cet hiver du début des années 90, l’activité volcanique est intensive sur l’île : deux volcans sont entrés en éruptions simultanément, les routes sont bloqués, et les coulées de lave et les vapeurs toxiques menacent le sud de l’île. C’est justement là que se trouve le complexe hôtelier de luxe du milliardaire Byron Trumbo, le Mauna Pélé, bâtit sur un ancien site religieux hawaïens. Non seulement la nature fait des siennes, mais en plus d’étranges disparitions et meurtres ont eu lieu dans l’hôtel.
Une poignée de personnes se trouvent encore là, chacun avec ses propres motivations pour rester : Trumbo veut vendre ce complexe immobilier à un groupe de japonais, aidé par ses assistants ; Eleanor, professeur d’histoire, est a la recherche de son passé, aiguillée par le journal intime d’une aïeule ayant vécu des faits similaire en 1866 avec le célèbre Samuel Clemens, alias Mark Twain ; Cordie, femme bedonnante frôlant la cinquantaine à gagné à un jeu concours une semaine de vacances « avec les stars » dans cet hôtel et compte bien en profiter…
Ils vont se retrouver confrontés au surnaturel, car il semble bien que les portes de l’enfer se soient ouvertes sur l’île d’Hawaï, et que les démons qui y avait été enfermés ont décidé de détruire ces intrus ayant pris place dans le sud de l’île !

On retrouve un personnage de Nuit d’étéCordie, la petite fille qui vivait près de la décharge et qui allait canarder les monstres à coups de fusils. Nettement plus âgée, elle se retrouve une fois de plus confrontée à des évènements étranges et des créatures maléfiques !
Les personnages sont assez « classiques », presque des archétypes des séries ou films des années 90 (le roman est paru en 1994) : le milliardaire sans scrupules et un brin manipulateur, l’historien qui veut sauvegarder les sites culturels de l’île et se retrouvent confronté au pouvoir et à l’argent, la femme qui sans en avoir l’air est pleine de ressources combatives, les japonais – forcément en groupe – qui ne voient rien de ce qui se passe autour d’eux… On est à la limite du Vaudeville parfois !

Le petit truc en plus qui donne du relief à l’histoire, c’est l‘aller-retour entre le récit des faits « actuels », et les pages du journal de la trisaïeule d’ Eleanore, qui à vécu une aventure assez extraordinaire à Hawaï en 1866, avec Mark Twain en personne. Sachant que celui-ci a vraiment été sur l’île à cette époque, on a tendance à donner plus de crédit à l’histoire et à se laisser prendre plus facilement par cette fiction.
On retrouve aussi l’intérêt de Simmons pour la mythologie, hawaïenne cette fois ci. J’étais enchantée de ces découvertes, car j’aime beaucoup cette discipline, et je ne connais pas du tout les légendes et mythes des îles Pacifique. L’ambiance est donc aux confrontations millénaires mais nécessaires à la vie, entre les forces mâles et femelles, où le rôle centrale est tenu par la déesse Pélé, celle qui commande au volcan.

Bon, sinon je n’ai pas été plus emballée que ça, l’histoire est sympa, mais j’ai moins accroché aux personnages et à l’ambiance que Nuit d’été… Les enfants et les années 60 donnaient une touche « vintage » qui m’avait bien plu. Là on rêve moins je trouve, malgré les descriptions de l’île paradisiaque d’Hawaï !

Bref, un roman moyen pour moi… pas mal à lire si on aime le trip habituel de Dan Simmons… On est dans du classique , pour le peu que je connaisse cet auteur : mythologie (hawaïenne), un auteur classique célèbre (tribute à Mark Twain), et un enrobage fantastique… parfois un peu too much ! Bon, la recette fonctionne encore, mais faudrait pas rentrer dans une routine 😉
En tous cas, je ne pense pas en garder un souvenir impérissable !

L’action se déroule donc à Hawaï, 50ème et dernier états ayant rejoint les USA !
Contrairement aux autres états, il s’agit d’un archipel de 137 îles, dont 8 principales, situées dans l’océan Pacifique au nord de la Polynésie.

Hawaï a d’abord été connue sous le nom d’îles Sandwich, découvertes et baptisé comme cela par le navigateur britannique Cook en 1778, en l’honneur du comte de Sandwich… Enfin officiellement, car les espagnols auraient peut être exploré, ou au moins longé ses côtes au 16ème siècle. Cook trouvera la mort à Hawaï, après une altercation avec certain de ses habitants… le folklore veut qu’il ai été non seulement tué, mais aussi dévoré par cette tribu…
En 1810, l’archipel est unifié par le roi Kamehameha Ier, et fonde le royaume d’Hawaï. Mais cette indépendance sera de courte durée, tant les grandes puissance mondiale désirent posséder ces îles : la Russie, la France, la Grande-Bretagne, les tout jeunes Etats-Unis… Mais c’est la France qui s’y installera en premier et y implantera le catholicisme !
Mais c’est un coup d’état mis en place par les Etats-Unis qui aura raison du Royaume d’Hawaï : en 1898 Hawaï devient un territoire américain, sans être vraiment un état à part entière. Ce statut bizarre et à la limite de la légalité alimente depuis longtemps les volonté d’indépendance de l’archipel, et l’autonomie partielle ou totale des îles.
En 1959 Hawaï devient finalement devenu un état des USA à part entière.

Hawaï est le nom donné à l’archipel-état, mais c’est aussi le nom d’une des principales îles, la plus vaste.
Honolulu est la capitale de l’état, mais se trouve sur une île plus petite, celle de Oahu.
En tout, on compte environ 1,2 millions d’habitants.

Ceux-ci ont du s’habituer depuis des millénaire à la particularité de cette région : son activité volcanique. Un volcan comme le Kilauea, dont il est question dans le roman, est parmi les volcans les plus actifs au monde. Par exemple, l’île d’Hawaï est quand on la regarde sur une carte ni plus ni moins que la jonction de 5 volcans de tailles variées.
Du fait de sa géographie particulière, sa faune et sa flore sont exceptionnelles et uniques… Heureusement, le gouvernement américain s’en est aperçu  : outre des parc nationaux, plusieurs îles ont été déclarées monuments nationaux en 2006.

Hawaï est un haut lieu du tourisme américain, et les images que j’en ai oscillent entre la nature sauvage et un parc d’attraction édulcoré à la sauce US… Surf, vahinés, yukulélé… Le folklore que chacun veut voir en arrivant sur ces île paradisiaque, avec ses eaux turquoise et ses plages blanches ornées de cocotier ?

5 commentaires

  1. Stéphanie

    cool, un livre sur Big island. Je pense que je vais le mettre dans ma pal celui-là. Juste une petite remarque, Big Island est une ile magnifique très nature. Avec de très beaux paysages sauvage, ou on peut passer plusieurs jours sans voir des touristes japonais avec l’appareil photo autour du coup. Elle est très loin du parc d’attraction édulcoré; Oui on fait du surf, on il y a des vahinée (à Hawaii on dit wahiné et ca veut dire femme et donc oui on en voit) et des ukulélé. Mais le parc naturel est vraiment préservé et on peut y passer des journées de randonnées en pleines nature sans rencontré beaucoup de monde. Rien a voir avec Honolulu (à Oahu) ou la c’est la station balnéaire par excellence.

    • Loesha

      Merci pour ton retour, tu as l’air de bien connaître le coin ! Perso j’aimerai bien faire un tour sur cette île que tu décris… On va dire qu’Honolulu me fait penser à un Las Vegas (donc bof), mais si Big Island est plutôt orienté rando, ça devient tout de suite plus chouette (j’adore marcher…). Enfin de France c’est un tel périple que ça attendra un peu 😉

Poster un commentaire

Vous devriez utiliser le HTML:
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>