« Nuit d’été » de Dan Simmons (Etat de l’Illinois)

Voici une découverte sympa dans la bibliographie de Dan Simmons… Je le connais plus dans des histoires de SF plus ou moins barrées (HyperionIllium…), et je dois avouer que ses séries composées de pavés me lassent un peu au bout d’un moment.

Avec Nuit d’été, je me suis lancée dans l’aventure, en essayant de ne pas trop prendre garde aux critiques mitigées à propos de ce livre sur Internet… Et bien, j’ai bien fait !
Non seulement il me permet de remplir une partie du contrat du challenge « 50 états, 50 billets« , mais en plus j’ai pris un réel plaisir à me plonger dans cet univers qui n’est pas sans me rappeler les teen movies type Les Goonies !

C’est bientôt le début des vacances, on est en juin 1960 dans une petite ville de l’Illinois, Elm Haven et la chaleur est étouffante… Mais qu’importe, en cette dernière journée de classe, un groupe de copains s’apprête à passer de supers vacances !
Au programme de cette petite troupe cet été : base-ball, recherche de trésors, pêche… Mais aussi l’espionnage de leur ancienne institutrice et du directeur de l’école, sans oublier le cantonnier de la ville… Un des élèves a disparu juste avant la dernière sonnerie de fin des cours, et Mike, Dale, Lawrence, Duane, Harlen, Kevin… pensent qu’un truc louche se passe dans la vieille bâtisse qui leur servait d’école. Mais n’est-ce pas une tâche un peu délicate quand on a à peine 12 ans ?

Si le livre commence comme une petite histoire d’aventure assez banale : la prof bizarre, l’élève disparu, l’école qui fait peur… on se prend vite au jeu et la situation devient de plus en plus bizarre, et étrangement de plus en plus crédible !
On palpite avec les jeunes garçons, on commence à douter avec eux, et on a peur avec eux ! Car au bout d’un moment, fini le récit d’aventure un peu fantastique : on tombe dans un vrai film d’horreur ! Dan Simmons n’hésite pas à sacrifier des personnages en leurs faisant subir les pires sévices, ce qui rend l’histoire de plus en plus terrifiante et violente !
Mais en même temps on est aussi dans le récit initiatique, des enfants qui le temps d’un été vont devenir des ados, des adultes en puissance, par leur rapport étroit avec la mort.

Pour ne rien gâcher, la description de cette ville et de cette société des années 60 m’a touchée : le ciné en plein air, les raids en vélo de la bande de gamin dans la campagne, le camping dans la forêt et les grillades de chamallows au dessus du feu de camps… Et les références aux progrès technologique : l’envoi des premiers satellites dans l’espace, les débuts de l’informatique… Des images de l’Amériques des Trente Glorieuses aux travers les yeux de pré-adolescents !

J’ai bien aimé cette histoire, surtout l’ambiance qui oscille entre aventure et horreur, un mixte du film Les Goonies et de 10000 litres d’horreur pure de Thomas Gunzig… Encore un livre hommage aux classiques de l’horreurs, un style que j’apprécie particulièrement 🙂

L’histoire se déroule dans une petite ville imaginaire de l’Illinois aux USA : Elm Heaven, située dans les plaines du Middle West, entre Peoria et Chicago.

L’Illinois se situe au niveau des Grands Lacs, à côté du lac Michigan. Comme dans beaucoup d’état, la majorité de la population vit dans les villes, et plus particulièrement Chicago au nord, où plus de 20% des habitants se sont installés… Mais attention, ce n’est pas Chicago la capitale de l’état, mais une autre ville au nom très courant aux USA : Springfield… c’est surement pour cela que le créateur de la série Les Simpsons à choisi ce nom de ville pour y faire évoluer ses personnages !

Si Chicago est la troisième ville des Etats-Unis, abritant de grandes entreprises telles Boeing, Motorola, United Airline… le reste de l’état a gardé un aspect agricole : on n’est pas dans la Corn Belt (« la ceinture du maïs ») pour rien ! Outre la culture du maïs, l’industrie laitière et l’élevage ovin et porcin est très développé. Bref, un état qui parait prospère !

Pour moi l’Illinois, c’est des paysages composés d’étendues de champs de maïs, parsemé de prés à vaches, quelques forêts et rivières, et des fermes et granges au milieu de tout ça… Un stéréotype peut être ? En tous cas, en lisant Nuit d’été, c’est comme cela qu’on l’imagine, cet Illinois rural des années 60 qui donne envie de s’y promener le temps d’une saison !

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