« La septième vague » de Daniel Glattauer

Une petite lecture de vacances, avant de se plonger dans la folie du 31 décembre… Et une lecture sur mon nouveau jouet, mon Kindle de Noël 🙂

J’avais bien aimé le premier opus de cette saga Emmi & Léo Quand souffle le vent du Nord. Mais prenant garde aux mauvais effets des suites (le second volet est rarement aussi bon que le premier), ça n’est pas sans appréhensions que je me suis lancée dans la lecture de La septième vague (décidément, l’auteur aime à parler des éléments pour évoquer les amours de ces deux protagonistes).

A la fin de Quand souffle le vent du Nord, Léo partait pour Boston, tirant un trait sur leur relation épistolaire, et laissant Emmi seule face à son ordinateur…
On la retrouve écrivant à Léo, sans autres réponses qu’un message d’erreur, celui ci ayant désactivé son adresse mail. Mais miracle, Léo revient au bout de 6 mois en Europe, reprend contact avec Emmi, et les deux « amis » peuvent reprendre peu à peu leurs échanges de mails !
Et cette fois il y a un petit plus : très rapidement, ils décident de se rencontrer « en vrai »
Mais les choses ne seront pas si simples, la confrontation à la réalité ne les pousse pas à abandonner la messagerie électronique… La vie d’Emmi avec son mari Bernhard et sa petite famille a été éraflée par ces longs mois de silence sur Internet, et Léo revient de Boston avec une petite amie qui devra bientôt vivre avec lui.
Mais comment cette situation va évoluer ?

Comme dans le premier volet, on oscille entre passion et amitié, humour et ressentiments, l’hésitation sur les sentiments et de mises, ainsi que les grandes théories sur l’amour.
Mais passée la surprise du premier volume et son style épistolaire ! Je me suis ennuyée ferme, j’ai détesté les personnages… j’aurais préféré rester sur l’impression du premier qui m’avait amusé et rappelé de bons souvenirs !

Emmi m’a paru être une garce névrosée et égocentrique, de mauvaise fois, qui pousse au vice et à la destruction, aigrie, parce que profondément triste… J’ai du mal à voir l’amoureuse tendre et blessée derrière son portrait, j’ai plutôt eu l’impression de me trouver devant une Penzerdivision ! Pis qu’est ce qu’elle est lourde à parler tout le temps de sa thérapeute qui lui à dit de faire ceci ou de dire cela… Pffff, on a compris qu’elle était anéantie par 2 ans et demi de relation par mail avec Léo…

Léo ressort comme un mec paumé, archétype du gars qui ne sait pas ce qu’il veut… Ou si, il le sait, mais à décidé de se compliquer un peu la vie (parce que sinon on boucle l’histoire au bout du premier chapitre). Bref, il est en mode un pas en avant, deux pas en arrière, ménage la chèvre et le chou entre sa copine officielle et Emmi, parce que le pauvre manque de confiance en lui

Bref, une histoire qui se veut comme toutes les histoire d’amour en fiction (et parfois dans la réalité), d’une simplicité absolue, mais rendue d’un compliqué… J’ai presque eu l’impression de lire un Harlequin -_-

Je suis sûre que les vrais fan de Quand souffle le vent du Nord adoreront La septième vague… j’avais aimé, mais plus pour le concept que pour les personnage (j’avais déjà du mal avec Emmi). Ceux qui ne sont pas fan à la base des romans d’amours, passez votre chemin !
Bien que je n’ai pas aimé cette lecture, bizarrement je n’arrive pas à être déçue, je n’ai pas passé des heure sur ce livre (il se lit vite), je voulais savoir comme l’auteur aller clore l’histoire, et j’ai vu. En espérant qu’on ai pas un troisième tome du genre « Le soleil de la passion » ou « Sur la terre de l’amour »…
Passons à autre chose maintenant !

5 commentaires

  1. Petite Fleur

    Bah voilà, j’ai été comme toi, agacée par Emmi et Leo. Tous leurs défauts du premier tome sont ici exacerbés. Et le fait qu’ils continuent leur petit jeu à l’identique alors que la rencontre à eu lieue m’a passablement agacée !

  2. Vincent

    J’étais resté un peu pantois devant le premier volume. Sur France Cul’, quelqu’un était intervenu pour dire que c’était le premier roman à savoir exploiter la spécificité des mails dans un roman épistolaire. Je n’ai jamais compris. Rien ne me semblait plus artificiel que l’échange entre les deux personnages. Ça ressemblait plutôt à un tchat qu’à un échange de mails d’ailleurs.

    • Loesha

      C’est vrai que je me suis fait la réflexion : pourquoi des mails et non un tchat… vu qu’ils se répondent avec 40 secondes d’écarts parfois.
      Pis si on va par là concernant le mail, ça me fait doucement rire la manière dont l’auteur confond plein de choses techniquement parlant… enfin c’est un de ses moindres défauts.

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