« L’instant de ma mort » de Maurice Blanchot

Je crois que rarement lecture fut aussi rapide… à peine 5 stations de métro pour lire L’instant de ma mort, de l’écrivain et philosophe Maurice Blanchot. 15 pages, ça se parcoure vite il faut dire ! Mais côté temps de digestion de ce roman, il va me falloir bien plus de 10 minutes !

Maurice Blanchot raconte comment en juin 1944 il a faillit être fusillé par une troupe de soldats allemand. Pendant les longues secondes durant lesquelles le lieutenant nazi le sors de chez lui devant sa famille, que le peloton d’exécution se place… il va passer par différents sentiments, de l’incompréhension à l’acceptation de la mort : la confrontation avec sa propre fin lui permet d’apprivoiser cet état de fait, et le rend serein face à inéluctable. Mais cela est vain, son exécution n’ayant finalement pas lieu.

J’avoue que j’ai du relire deux fois certains passages pour être sure de bien comprendre, et encore, je ne suis pas certaine de tout saisir… une expérience mystique, impossible à appréhender pour ceux qui n’ont pas vu leur propre mort ?
Enfin on comprend tout de même le recul qu’il prend malgré lui face à l’horreur de la situation, via l’utilisation de la 3ème personne du singulier, où on le sent à la fois hors de sa propre histoire (comme décorporé), et en plein œil du cyclone.

Je sens que demain on va largement en parler au travail, cette lecture conseillée par un groupe de collègue a beaucoup fait disserter lors de mes vacances, à en lire le post de Petite Fleur sur le sujet !

Bref, je suis assez neutre sur ce livre, si ce n’est que comme le dit Petite Fleur, 6 € pour un livre de 15 pages, ça fait mal au portefeuille quand même (et pas que là !)

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