« Le clan des Otori » tomes 1 et 2 de Lian Hearn

Grâce à mon cadeau d’anniv’ de Mickael (qui remonte à quelques mois), j’ai pu découvrir cette série qui m’a l’air assez célèbre : Le clan des Otori.
Composée de 5 roman écrits entre 2002 et 2007, on plonge dans l’univers du Japon féodal, sous la plume de Lian Hearn, pseudonyme pour Gillian Rubinstein. Pour la petite histoire, elle a choisie d’utiliser un pseudo et non son véritable nom, pour que Le clan des Otori ne bénéficie pas de préjugés dus à ses précédentes oeuvres, plutôt dans le domaine du fantastique ou destinées à la littérature jeunesse.

Nous suivons dans ces deux premiers tomes un jeune homme, Tomasu, dont le village est victime des hommes d’un grand seigneur local. Mis a sac, brûlé, tous les habitants dont ses parents sont tués, … Lui seul arrive à survivre en s’échappant et en croisant la route d’un vaillant guerrier et seigneur, Shigeru Otori.
Ce dernier va se prendre d’affection pour Tomasu, le rebaptiser Takeo pour mieux le cacher, et l’adopter. Ainsi il va lui apprendre à se comporter en seigneur, à se battre, à lire…
Mais la vie de Takeo va se trouver changer le jour où il découvre qu’il est doué d’un don exceptionnel : celui d’une ouïe d’une finesse incroyable. Mais le sort n’en a pas fini avec lui, mettant sur sa route la jeune et belle Kaede Shirakawa, fille d’un seigneur, qui n’a pas eu une vie très simple non plus… Détenues en otage depuis son enfance, elle est maintenant promise en mariage à Shigeru.
Entre trahison, jeu de pouvoir, combats… mais aussi poésie, religion, culture, amour, amitié… on découvre dans ces deux romans un Japon qui fait frémir ou rêver au travers des aventures de Takeo et Kaede.

A la lecture du premier opus Le Silence du rossignol, j’étais assez mitigée : je trouvais le roman un peu trop dans l’esprit d’un conte : pas beaucoup d’action, trop séquentiel et énormément de répétitions. Le côté écrit à la première personne, où Takeo raconte sa vision de l’histoire donnait une certaine monotonie, heureusement contrebalancé et dynamisé par quelques chapitres à la troisième personne…
A réfléchir, je me demande si on ne trouve pas la un travers de l’écriture de romans jeunesses, qui sont les types d’ouvrages habituellement réalisés par Lian Hearn / Gillian Rubinstein ? (Bon, je m’avance un peu, je n’ai pas lu d’autres de ses oeuvres).

Les Neiges de l’exil, le second tome, est meilleurs je trouve, j’ai été plus emballée. Les personnages sont beaucoup plus affirmés, et il y a plus d’action. Je suis plus entrée dans l’histoire, notamment via le personnage de Kaede, qui se pose comme femme de pouvoir assez rapidement, et est un peu le moteur du roman pour moi. Le thème de la femme qui veut devenir l’égal des hommes dans une société archaïque misogyne, ça me parle 🙂
En revanche j’ai un peu moins accroché au début sur les crises identitaires de Takeo, toujours raconté à la première personne… Mais bon, par la suite, ça bouge un peu 😉

C’était plutôt dommage que je n’accroche pas au style, car l’histoire est passionante : par moment je rentrait bien dedans ! Après ce problème vient peut être de la traduction ?
Enfin ce souci me semblait moins présent dans le second tome, à voir si ce phénomène de bonification s’amplifie dans le troisième roman !

Bref, j’ai envie de savoir la suite tout de même maintenant !

2 comments

    • Loesha

      L’histoire est pas mal c’est vrai, mais bon, j’attend de voir maintenant que les deux prtagonistes sont arrivés à leurs fins dans le second volume… Le tome 3 devrait plus être orienté baston normalement… ?

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