« The Walking Dead » de Robert Kirkman et Charlie Adlard

Attention, comic légendaire en vue !
Cette série est une des meilleures réponse à la question « Mais pourquoi les zombies ont autant la cote ces dernières années ?« … et cela depuis sa date de première parution en 2003 aux États-Unis.

Rick Grimes est policier dans une ville de la région d’Atlanta. Alors qu’il est en service, il reçoit une balle lors d’une course poursuite et se retrouve dans le coma.
A son réveil à l’hôpital, il est seul : plus de médecins, d’infirmières, d’autres patients… En visitant les locaux à la recherche d’aide, il tombe sur une pièce remplie de zombies !
Il réussi à s’échapper et se retrouve dans les rues de la ville, vidées de présence humaine. Il rencontre un duo de survivants, Morgan et son fils, qui lui apprennent tout ce qui c’est passé pendant qu’il était dans le coma : les morts ont commencé à se réveiller et à attaquer les vivants. Un humain mordu se transforme rapidement en zombie, et la seule chose qui achève vraiment un zombie, c’est de détruire son cerveau. Affolée, la population à suivi les conseils du gouvernement : se rassembler dans les grandes villes en attendant l’armée. C’est donc à Atlanta que Rick va se diriger, afin de retrouver sa femme et son fils, qui selon lui ont dû suivre les conseils dictés par les médias.

On va suivre pendant les 13 tomes déjà parus en France les aventures de Rick et de groupes de survivants qu’il rencontre. Chacun trouve sa solution de survie, souvent en groupe reproduisant de micro-sociétés. Mais pour tous, le monde est devenu une jungle, entre les zombie imperturbables qui viennent dévorer les vivants à la moindre occasion, et les groupes d’humains sans scrupules qui viennent pour voler nourritures, femmes, armes, véhicules… Bref, les longs mois passés sur la route à bivouaquer, ou dans des structures plus structurée qui leur permettent de se sédentarisée, auront vite raison de la santé mentale des survivants…

Tout y est : ambiance tendue, images gore, humour noir, baston, survivalisme… Côté ambiance, on est entre Romero et La route de Cormac McCarthy : du fantastique, de la critique sociale, et une bonne dose d’insanité… Ça ne pouvait que me plaire 🙂
Les grandes réflexions sur la fin du monde ont aussi leurs places : qu’est-on prêt à faire pour sa survie et celle de ses proches ?  Est ce que la compassion et la moralité ont encore leurs places après l’apocalypse ? Est ce que la mort et la violence doivent être banalisés dans un univers où la société est en ruine ?
Les personnages sont loin d’être de super héros, même si Rick fait figure de leader charismatique : ils ont tous une part d’ombre.

Côté dessin, je ne dirais pas qu’au début j’étais emballée à 100%, je trouvais le trais un peu grossier (surtout sur les enfants, le trait doit être trop tranché pour faire des visages d’enfants convaincants ?)… Mais en fait il colle tout à fait avec le style de la BD : énergique et sombre, très pictural. Ça change des mangas en tout cas ! Le découpage des cases est bien foutu aussi, c’est un plaisir à lire ! Heureusement, le comic est en noir et blanc : pas d’avalanche de couleurs moches comme on y a souvent le droit avec les BD américaines ! Ouf !

Le seul problème, c’est que j’ai fini les 13 volumes… Tome 14 prévu en septembre… et après, il faudra attendre… Snif :'(

Pour patienter, une série TV commencé en 2010 aux USA a vu le jour. La première saison est composée de 6 épisodes de 45 minutes. Pas mal pour patienter un peu, en attendant la suite de la BD, et la saison 2 prévue pour octobre 2011 !

Un coup de cœur pour moi, j’attends la suite avec impatience et espère surtout qu’elle va rester à cet excellent niveau encore longtemps ! Et aussi qu’au passage que ses auteurs nous offres une fin correcte (oui, faut avouer, les fins de séries longues c’est jamais trop ça :-/)

3 commentaires

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