« Pluto » de Naoki Urasawa

Après les géniaux Monster et 20th Century Boys, je me suis lancée en toute confiance dans la dernière série publiée en France de Naoki UrasawaPluto.

Cette série en 8 volumes est un hommage au maître de la profession, Osamu Tezuka, et de son célèbre manga Astroboy (Astro, le petit robot) créé entre 1952 et 1968. Le scénario de Pluto se base sur celui d’un cycle d’AstroboyLe robot le plus fort du monde.

Nous sommes dans le futur, où les robots et les humains vivent ensemble. Les robots sont contraints par les lois de la robotiques (ne connaissent pas la haine, ne peuvent pas tuer un humain…). Certains robots très perfectionnés possèdent une intelligence artificielle qui dépasse l’entendement. D’autres ressemblent comme deux gouttes d’eau à des êtres humains. C’est notamment le cas d’Astro et de sa soeur Uran, qui ressemblent à des enfants humains.

Mais quelque chose ne va pas : les robots les plus puissants du monde sont tour à tour détruits par une entité d’une force dévastatrice qui semble les avoir encornés… Le dénominateur commun de ces victimes : ils ont tous participé aux combats lors d’une guerre en Asie.
L’inspecteur Gesicht, robot ressemblant à un humain, mène l’enquête, et va tenter de découvrir ce qui c’est passé… lui même ayant le profil d’une future victime !

Si on croise bien Astro dans la série, il n’est pas à proprement parler le super-héros qu’on s’attendrait à voir dans l’histoire, même s’il est un personnage central.
Pas mal de questions se posent dans ce manga, que ce soit celle des lois robotiques, de la capacité que peut avoir une IA à fabriquer des sentiments comme l’amour ou la haine… Mais aussi une critique de la guerre et de la violence. On n’est pas dans un manga de baston de robots, même si la planète est en danger, mais plus dans une réflexion sur la place qu’ils pourraient avoir dans une société comme la notre…

Côté dessin et scénario, rien à dire, Urasawa est un génie ans les deux domaines je trouve ! Je retrouve là la touche graphique déjà vue dans Monster, le trait fin et le sens du détail de ce mangaka.
Comme cette série est courte, elle mérite une seconde lecture en entier : 2-3 mois entre chacun des volumes, c’est suffisant pour oublier des détails de l’histoire… est chez Urasawa les détails comptent pour construire sa trame narrative.

Bref, un manga agréable à lire, dans un style un peu enquête / thriller, où il est sympa de cotoyer des personnages déjà aperçu dans les animes d’Astro 🙂

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