« Au carrefour des étoiles » de Clifford D. Simak

Un petit classique de la SF rien que pour le plaisir… entre deux livres « imposés » par un challenge, ça fait du bien de se plonger dans un roman de manière totalement gratuite.
Mon beau-frère fan du genre m’a prêté 5-6 bouquin de sa collection, histoire de me faire découvrir quelques uns de ses auteurs favoris : Arthur C. Clarke, Clifford D. Simak, Frederic Brown… J’ai commencé avec ce roman très connu de Simak, Au carrefour des étoiles, écrit en 1963 et récompensé par le prix Hugo l’année suivante. J’ai tellement aimé Demain les chiens, un recueil de nouvelles rédigé en 1944, que je me suis dit que je ne pouvais pas être déçue par ce livre là.

Nous suivons Enoch Wallace, un étrange homme vivant seul dans une ferme dans les terres reculées du Wisconsin… Les bruits courent qu’il est plus que centenaire alors qu’il a l’apparence d’un jeune homme, ne sort que rarement de chez lui et n’entretient aucune amitié. En fait, la vie d’Enoch est loin d’être celle d’un ermite : sa maison est en fait une station spatiale, la seule sur Terre, dont il est le gardien. Il passe sont temps à voir transiter des extra-terrestres venant de tous les coins de l’univers, mais aussi à échanger avec eux, devenir leur ami… si bien qu’en un siècle il a noté des quantités d’information et récupéré des « objets souvenirs » provenant de toute la galaxie : de quoi faire pâlir d’envie n’importe que scientifique terrien !
Mais bien entendu, son comportement bizarre va finir par attirer l’attention

Un vrai classique que ce roman, on voit bien que Simak a été un de ceux qui posé le genre. Il pose beaucoup de questions sur l’humanité et la guerre sur Terre (surtout dans les années 60 en période de Guerre Froide) : l’humain est-il assez évolué pour entrer dans une confrérie galactique, ou sa barbarie le mènera-t-il à sa perte ? Comme évoqué dans Demain les chiens, une proposition de « remise à zéro » de l’humanité est posée à Enoch : rendre l’humain stupide pour qu’il oublie le fonctionnement des machine, les sciences… pour éviter la guerre totale. Mais rien ne dit que comme dans la nouvelle Esope (Demain les chiens) l’humain ne retrouvera pas au bout de quelques génération son goût pour la violence…
Bref, une vision assez habituelle de l’extra-terrestre plutôt pacifique, en avance sur nos technologie, et ayant une morale plus carrée que la notre. Les humain sont divisé entre ceux qui ont peur de ce qu’ils ne comprennent pas et commettent alors des actes amoraux ou violent, et ceux plus ouverts comme Enoch ou sa protégée Lucy qui préservent la vie et font de leur mieux pour comprendre ce nouveau monde qui s’ouvre à eux. On retrouve un peu des trace du mythe du bon sauvage pour le coup 😉

Une lecture sympa, un must-read pour les fans de SF (même si je préfère tout de même Demain les chiens). En plus le roman est assez court (200 pages) et bien construit, ce qui devient rare avec les romans plus récents 😉 (ouais, va falloir que je me lance dans le pavé de La horde du contrevent un de ces jours :x)

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