« Le livre des illusions » de Paul Auster

Pour une fois, une lecture gratuite, sans challenge ou prêt derrière. Un collègue m’avait conseillé ce livre l’an dernier, ainsi que Tombouctou du même auteur, que j’avais beaucoup aimé. Il me l’avais présenté comme un livre sur la transition dans la vie.

David Zimmer, le narrateur, nous raconte de quelle manière il a perdu sa femme et ses enfants dans un accident d’avion dans les années 80, et de quelle manière cela l’a conduit à découvrir un acteur et réalisateur du cinéma muet des années 20, Hector Mann. Passionné par ces films, et cherchant à fuit un deuil trop lourd à porter, il court le monde pour découvrir tous ses films, et fini par écrire le seul livre sur sa filmographie.
On apprend qu’Hector Mann a disparu de manière étrange après avoir tournée une douzaine de film, à la fin des années 20. Aucun corps n’a été retrouvé, et pourtant, il n’a donné aucun signe de vie.
Durant toute cette histoire, va se révéler la vie d’Hector et ses mystères… ainsi que celle de ceux qui l’ont approché, de ses collègues à sa famille, en passant par David lui même.

J’ai pris cette histoire comme un conte sur la manière dont un homme va percevoir la création et la destruction : la manière de le réaliser dans l’art, le regard du spectateur qui crée l’oeuvrecomment ces deux concept sont des moteurs dans la vie et la mort de l’individu et de la façon dont il se révèle au monde. Bien entendu, la réalité et ce qu’on en crois sont rarement en phase : parfois on joue un personnage, d’autres fois on est abusé par la surface des choses.
Si David trouve le salut dans l’écriture, Hector lui l’a trouvé dans la réalisation de film : se sont pour eux des manière d’exister, de rester vivant, de surmonter les coups durs…
Dans la vie d’Hector se dessine un voyage initiatique, que David va déméler et réaliser au fur et à mesure des révélations d’Alma, fille d’un ami du réalisateur.

Difficile de résumer cette fresque où se mélangent plusieurs histoire, époques, références… sous le seul point de vie de David Zimmer.
J’ai quand même eu du mal à accrocher : les descriptions de film d’Hector sont très longues et pesantes. Trop de chose s’entremêlent, comme les oeuvres dans l’œuvre, qui rendent certains passages rébarbatifs. Le personnage de David ne m’est pas spécialement sympathique, tout comme son histoire avec Alma.  En revanche l’histoire personnelle d’Hector, pleine de mystères et de choix de vies s’imbriquant les unes dans les autres le rendent intéressant.

Bref, je ne dirais pas que c’est un mauvais livre (c’est à priori le meilleur livre de Paul Auster), mais sa lecture a été laborieuse et ne m’a pas emballée

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