« Un chien de saison » de Maurice Denuzière

Après ma longue et parfois laborieuse lecture du roman de Wilde toute la semaine dernière, je me suis accordée une lecture réputée facile et humoristique : Un chien de saison de Maurice Denuzière.
Ce livres est dans ma liste de livres à lire depuis un petit moment… je l’avais proposée dans le cadre du Circle Challenge ABC, sans l’avoir moi-même lu (sacrilège !). Il y avait donc urgence !
A noter que je l’ai aussi mis dans ma liste pour le challenge Petit BAC, dans la catégorie « animal » bien entendu.

Dans ce roman écrit à la première personne en 1979, Maurice Denuzière nous raconte l’histoire d’un épigraphiste-paléographe parisien, Félix, qui se retrouve à garder le temps des vacances le chien d’un couple d’amis : un boxer pur race, nommé Néron. Bien entendu les premiers instants de sa nouvelles vie avec le chien seront assez folkloriques, l’animal étant assez « joueur » et doté d’un sacré caractère. Mais au fur et à mesure, Félix va apprendre à connaître Néron et à l’apprécier, tout en étant toujours aussi impressionné par les capacités du boxer pour faire les bêtises les plus improbables.

Quiproquos et rebondissements sont au rendez-vous, dans ce volet de la vie du narrateur. Le ton est toujours celui de l’humour, tout en étant bien écrit… j’ai d’ailleurs pas mal plancher mon vocabulaire, épigraphiste-paléographe oblige 😉
On se prend bien dans l’histoire aussi, à apprécier Félix ou sa femme de ménage espagnole Pilar, beaucoup moins ses amis qui sont loin d’en être, … on est presque dans le Vaudeville par moment, où Félix et Néron portent les premiers rôles, en mode Laurel et Hardy. Il faut dire que les péripéties dont le boxer est à l’origine frôlent l’absurde, mais parleront à tous les propriétaire de chien ou de chat : rien n’est improbable avec ces animaux ! Le bêtises du chiens vont provoquer bien souvent des rencontres sympathiques, mais aussi générer une allergie chez la jeune femme qu’il souhaite séduire, le mettre parfois en mauvaise posture devants des hollandais baraqués… jusqu’à provoquer une catastrophe aux résonances nationales !
Le chien devient aussi un catalyseur qui va lui permettre de réfléchir à son mode de vie, la qualité de ses amitiés, ses relations aux autres… Champion des amours platoniques, misogame et quasi misanthrope, il apprend à accepter ses sentiments en vivant avec Néron, qui lui n’écoute que ses instincts. Un jolie leçon 🙂

Un livre que j’ai apprécié, excellente lecture dans le métro, matin et soir… facile à lire mais bien écrit, une histoire amusante et rafraîchissante. Et maintenant je me dis qu’il n’y a pas que les chats dans la vie 😀

2 commentaires

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