« L’élégance du hérisson » de Muriel Barbery

Encore un best seller avec ce roman de Muriel Barbery !
Nous avions envie de le lire avec Petite Fleur, elle m’a donc proposé de le lire en ce mois de janvier dans une lecture commune.

En faisant une recherche rapide sur cet auteur, je me suis aperçue qu’elle a travaillé comme prof de philo à la fac de Caen et à vécu à Colleville-sur-mer. Dans le coin de ma jeunesse tiens… Passionnée du Japon, elle est partie y vivre en 2008. On est faites pour s’entendre on dirait 😉
L’élégance du hérisson est son second roman, sorti en 2006, qui à gagné une flopée de prix (prix des libraires, prix littéraire de la ville de Caen…). Voilà pourquoi on en a tellement entendu parler, mais pas que : une adaptation ciné de Mona Achache avec Josiane Balasko, Le hérisson, est sorti en 2009 et a plutôt bien marché.

Pour l’histoire, pour faire simple, il s’agit de la retranscription des journaux intimes et notes d’humeur intérieures de deux habitantes d’un immeuble bourgeois parisien : Renée, concierge de 54 ans veuve,laide et farouche; et Paloma, collégienne de 12 ans,qui se pose beaucoup de questions et à des tendances autodestructrices.
Toutes les deux aiment le calme, contempler la beauté des choses, lire et réfléchir, se poser des questions et tenter d’y répondre. Quoi de plus normal pour Paloma, fille d’un politicien ? Mais cela n’est pas envisageable de faire preuve d’intelligence et de curiosité culturelle pour Renée, qui cache ce petit secret à tous les habitants de l’immeuble…

Pour tous dire, je me suis demandée pendant les 175 premières pages où on allait. On alterne chapitre après chapitre entre les visions de la vie de Paloma et Renée. C’est intéressant, très porté sur la philo et la réflexion sur le monde qui nous entoure… Mais par moment c’est un peu frustrant. Parfois trop intello, j’étais perdue, laissée au bord de la route… D’autres fois, on est plongé dans les réflexion de Paloma qui ne pense qu’à son suicide et à la manière dont elle va foutre le feu à l’apart de ses parents : un peu saoulant. Idem pour le trip lutte des classes de Renée, j’avais vraiment du mal à comprendre pourquoi elle cache depuis son enfance son intelligence…
Une fois cette première partie passée, un nouveau personnage arrive dans l’immuable immeuble : l’intrigue se noue et on démarre enfin le livre avec tout ce que ça suppose de tensions et de moments de détentes… Et là le livre devient vraiment pas mal 🙂
On comprend aussi pourquoi il met tant de pages à décoller. La construction narrative est intéressante, les événement coulent comme il faut…

De la à dire si ce livre mérite tout le battage qui a eu autour, je ne sais pas… C’est peut être la sortie du film qui l’a mis sur un piédestal ?
Ce qui me fait peur, c’est ce qu’ils en ont fait dans cette version cinématographique. Je me demande comment ils ont réussi à passer outre les anecdotes, et à rendre tout ce qu’on apprend en lisant ce roman (j’ai pu ma la péter lors d’une soirée en parlant de Marx et du capitalisme, thème évoqué entre autre par Renée dans une de ses réflexion).

Un bon moment passé, une peu une initiation… Des pages de vie, des petites joie, et beaucoup de mélancolie qui est une sorte de terreau à l’éveil de notre conscience. Un des rare roman qui a faillit me tirer une larme dans le métro aussi (je ne suis pas une geekette sans coeur !). Bref, j’aime 🙂

L’article de Petite Fleur sur ce roman est ici !

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