« La route » de Cormac McCarthy

Premier bouquin consommé dans ma PAL… et il était temps, vu que je l’avais moi même proposé dans le Circle Challenge ABC à ma colisteuse en janvier dernier…
Elle en avait d’ailleurs fait l’article sur le site du challenge.

Je pense que tout le monde à entendu parler de ce livre, Prix Pulitzer 2007, qui a été adapté en film en 2009. J’ai fait en sorte de ne pas regarder celui ci, afin de pouvoir lire le livre sans avoir les images des acteurs, paysages… en mémoire.

Ce livre est difficile à décrire en fait, mais je vais essayer…

L’histoire, c’est celle d’un père et de son fils, dans une Terre post-apocalyptique, qui essayent de survivre sur une terre rendue stérile depuis plusieurs années par des tempêtes de feu, des pluies de cendres. Plus aucun animal ne vit sur Terre, et plus une plante ne pousse… et les derniers humains vivent sur les réserves alimentaires des temps anciens (conserves, bocaux…) ou du cannibalisme.
Rien que le thème m’intéresse beaucoup : celui du survivalisme mais aussi les questions autour de la vie et de la mort.
Le livre va au delà des questions « opérationnelles » sur la survie (le vol, les mécanismes de défense, les armes, les cachettes…), mais ouvre des pistes de réflexion sur lesquelles j’ai aimé m’attarder :
Pourquoi garder la volonté de vivre quand la vie ne semble plus possible ? Et si on a décidé de vivre, jusqu’où est-on capable d’aller  ?
Bref, plein de questions sur ce que c’est d’être humain, et finalement ce qui à toujours fait que nous le sommes : l’espoir.

Côté référence, j’ai souvent pensé à Je suis une légende de Richard Matheson, ou à des films ou anime post-apocalyptiques : Vampire Hunter D BloodlustMad Max, 28 jours plus tard, Ken le survivant

Je ne peux pas dire que stylistiquement, j’ai pris plaisir à lire ce livre, mais je pense que c’est voulu par l’auteur…
Côté ambiance, celui ci est en écho avec l’histoire : paragraphes et phrases courtes, comme un essoufflement. Un monde peint en nuance de gris, noir et blanc… plus rien ne vit, les paysages sont morts, l’eau et le ciel sont du même gris. Bref, un monde stérile.
Quand on le lit, il y a un effet ouaté et sourd, reflet du silence de ce monde en déclin. Même les paroles entre le père et le fils ne semblent pas avoir été prononcées, et il ressort de cette lecture un certain malaise.

Voilà, un livre que j’ai aimé, bien écrit et bien pensé, que je vous conseille… Enfin évitez tout de même de prendre cette route si vous n’avez pas le moral au beau fixe 😉

Au fait, ce livre m’a été prêté par Petite Fleur, qui en parle ici 🙂

8 commentaires

  1. nol de nol

    Je suis entièrement d’accord avec toi sur l’effet ouaté et sourd de cette lecture…
    C’est un roman que j’ai dévoré en un aller et retour à Paris et que ce soit dans un bar ou dans le train, je n’entendais rien autour de moi…

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