A la découverte de 2 séries de BD : Bone et Klezmel

Le gros avantage d’être inscrit dans une médiathèque, c’est de pouvoir découvrir totalement au hasard de nouvelles séries BD… Je suis plutôt une collectionneuse et j’aime bien posséder mes propres livres, mais pour le coup, je pense que je n’aurait jamais ouvert ces deux BD si je n’avais pas été pressé par le temps et pris quasi au hasard ces volumes :

Bone, tome 1 : La forêt sans retour, de Jeff Smith

Ce comic bien sympathique ne paye pas de mine je trouve, en première ouverture du livre… j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans, peut être à cause de son style un peu « vintage » pour une BD créée entre 1995 et 2004 (personnages esquissé d’un trait, plus de lignes que de surfaces graphiquement, style cartoon…), mais au bout d’un chapitre, la sauce commence à prendre.
Il s’agit de l’histoire de 3 personnages assez archétypés : le héros Fone Bone gentil et relativement courageux, son cousin Phoney Bone avare et machiavélique, et son ami un peu délirant et désinvolte Smiley Bone. Ces Bones, se retrouvent exilés de Boneville à cause des sales coups de Phoney, et se retrouvent les uns des autres au milieu d’une forêt… Fone se retrouvera tour à tour face à un dragon, des rats-garou, amis avec des opossum, une jolie fille Thorn et sa grand-mère éleveuse de vaches de courses…
Expliqué comme ça, ça n’est pas palpitant, mais la sauce humoristique et fantastique prend bien et les personnages sont bien amené : on s’attache à Fone, on aime moins son cousin radin et parvenu…
Bref, un moment agréable… mais j’avoue tout de même qu’on est pas à attendre la suite comme un accroc 😉

Klezmer, tome 1 : Conquête de l’Est, de Joan Sfar

Pas trop de hasard pour le choix de cette BD, puisque je lis et apprécie beaucoup ce que fait Joan Sfar (Le chat du rabbin, Le bestiaire amoureux…). En revanche je ne connaissait pas du tout cette série.
Ici il nous conte l’histoire de personnage au background plus ou moins chargés, juifs ou tziganes, au début du 20ème siècle dans les régions de la Mer Noire (Odessa…). Le point commun entre eux  ? Klezmer ! Une musique traditionnelle juive, que les personnages vont jouer de ville en ville, dans les rues, les mariages, les tavernes…
Comme toujours avec Joan Sfar, il n’y a pas des gorgées de pathos malgré des situations parfois très violentes, mais une fenêtre vers la découverte, la compréhension et la réflexion… le tout teinté d’humour, de poésie. Il nous apprend à aimer cette musique et ceux qui la font, à comprendre une époque et un mode de vie.
En plus j’adore son dessin, qui me fait souvent penser aux expressionnistes (une impression de  « mal fait » mais qui touche très juste).
J’ai hâte de lire la suite en tous cas ^^

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