« Kirinyaga » de Mike Resnick

KirinyagaQuand un livre de science-fiction est présenté comme un chef d’œuvre équivalent à Demain les chiens de Clifford D. Simak ou aux Chroniques martiennes de Ray Bradbury, on est en droit d’être un peu dubitatif… mais curieux ! Je ne pouvais donc pas passer à côté de ce recueil de nouvelles ultra primé (prix Hugo, prix Locus…) lors du partenariat Denoël de juin.

Dans un futur pas si lointain, le Kenya est devenu un pays riche et très industrialisé. Si la population s’en réjoui globalement, certains comme le Koriba ne se sentent pas ici à leur place : avec le progrès et l’occidentalisation des mœurs, le Kenya à perdu son âme. Il part donc pour une planète terraformé accompagné d’autres membres de la tribu des Kikuyu, eux aussi à la recherche de retour aux essentiels. Ici ils vont construire leur monde utopique kikuyu !
Nommé comme leur montagne sacrée sur terre, Kirinyaga, cet astre artificiel est le sosie du Kenya d’avant l’arrivée des blancs.
Ici Koriba va devenir le gardien des traditions kikuyus, le « mundugumu« … Et il ne sera pas toujours simple pour lui de garder son peuple sur le chemin tracé par leur dieu Ngai.

Ce livre est assez simple et rapide à lire, mais est assez complexe et puissant quand on y réfléchit. Si la quête de Kiruba et des créateurs initiaux du monde de Kirinyaga est assez compréhensible et plaisante au début, on voit vite les limites de cette utopie : sans progrès, elle ne reste une utopie que pour une poignée d’habitants.
Les relations hommes et femmes, la santé, l’éducation… sont des domaines dans lesquels les individus ont toujours l’envie de s’améliorer, et c’est tant mieux ! Finalement est-ce que Kiruba avec ses bonnes intentions de figer la société kikuyu dans un instant idéal éternel, ne la conduit pas à sa perte ?

Si ce recueil est sorti en 1998, la première nouvelle, Kirinyaga, a été écrite en 1987 pour un recueil d’un autre auteur Orson Scott Card, Eutopia. Son concept était de présenter la vision de plusieurs mondes utopiques bâtis sur une planète.
Juste après a voir fini cette nouvelle, Mike Resnick a du s’apercevoir du potentiel de son univers, et a commencé à écrire les neuf autres nouvelles de la série, formant un tout cohérent avec un prologue et un épilogue ouvrant et refermant l’histoire. Techniquement et stylistiquement rien à redire, j’ai été emballé par le récit, son rythme, ses personnages…
Si je devais avoir une nouvelle favorite, ça serait je pense Toucher le ciel, l’histoire d’une petite fille kikuyu assoiffée de connaissance… mais malheureusement pour elle, dans la société traditionnelle seul les garçons peuvent un jour espérer apprendre quoique ce soit de leur mundugumu…

Dans cette édition, un second recueil de nouvelle plus petit, Kilimanjaro, reprend la même hypothèse de monde utopique, mais cette fois mis en place par des masaïs. Ils s’appuient sur l’échec de la tentative kikuyu pour réussir leur propre expérience de monde idéal. Dans cette partie j’ai découvert des clés pour mieux comprendre Kirinyaga et les sources du fiasco de cette utopie… un excellent catalyseur donc.

coup de coeurUne belle découverte, que je vais agrémenter d’un coup de cœur ! Je pense lire d’autres livre de cet auteur, car j’ai vraiment apprécié cette expérience. Un livre qui vous fait réfléchir sur la société actuelle, ses extrémismes, les solutions pour évoluer, les écueil à éviter… je ne peux que l’aimer et le conseiller !

Sinon cette lecture me permet de remplir la mission titre en un seul mot du Petit BAC 2015 :)

Kirinyaga. Une utopie africaine de Mike Resnick
Editions Denoël – Collection Présence
Traduction : Olivier Deparis
1998 – 336 pages

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« Le Chaos en marche tome 2 : Le cercle et la flèche » de Patrick Ness

Le cercle et la flecheJe n’aurai pas attendu trop longtemps pour lire la suite de La voix du couteau, découvert l’hiver dernier.
J’y ai été un peu obligée par mon copain. Il n’est pas un gros lecteur, mais il aime les romans un peu SF ou fantasy sur fond d’aventure de personnages atypiques. Je lui ai donc fait lire le premier tome du Chaos en marche. Il a été tellement emballé que j’ai due commander d’urgence les tomes 2 et 3 pour qu’il puisse les enchaîner… Vu son entrain, je me vois obligée de lire la saga en vitesse, au risque de me faire spoiler sous peu !

Nous avons laissé Todd et Viola à la fin de l’épisode précédent aux portes de la ville de Haven, leur dernier refuge contre le Maire Prentiss et son armée. Malheureusement Haven s’est rendue sans se battre, ses citoyens effrayés par la réputation sanglante des soldats de Prentissville.
Todd se retrouve séparé de Viola, comme tous les hommes et femmes de la ville depuis la fin des combats…Et cela même si la ville d’Haven a trouvé un remède au Bruit, cette malédiction qui touche les hommes uniquement, et qui fait que leurs pensées sont audibles à tous.
Pour Todd et Viola, les semaines à venir vont être éprouvantes ! Todd va devenir un homme de main de Prentiss et travailler avec son fils Davy. Viola, blessée, sera soignée dans un dispensaire dirigé par Mrs Coyle, qui va s’avérer être une révolutionnaire prête à tout pour en découdre avec le Maire Prentiss.

Dans ce tome de la saga, on se retrouve entre deux visions de la société via les regards de Todd et de Viola : l’armée et les maquisards. Des deux côtés pourtant, il y a le combat et la violence… l’un entraînant l’autre. Pour les deux camps, la clé de la victoire se trouve dans le vaisseau de colons qui va atterrir d’ici deux mois. De nouveaux habitants, donc de potentiels combattants… Et surtout des armes pour annihiler le camp voisin ! Viola est donc la clé pour Prentiss et Coyle, car en tant que colon venu sur un vaisseau d’exploration, elle pourra prendre le parti d’une armée ou de l’autre.
L’intérêt pour moi de ce roman n’est pas tant la relation entre Todd et Viola comme dans le premier roman, qui sont clairement amoureux l’un de l’autre sans se l’avouer réellement, que l’ouverture d’un volet qui risque d’être intéressant dans le tome 3 : la relations des humains avec les Spackles. Ces créatures autochtones sont plus présentes dans ce chapitre du récit que dans le précédent, devenus soumis aux humains grâce à une drogue… mais certains d’entre eux ne se laissent pas faire ! J’ai hâte d’en savoir plus et de voir comment ça va terminer !

Bref, un épisode un peu charnière, mais qui reste plein de rebondissements et d’action. Vivement le tome 3 donc, La guerre du Bruit !

Au passage, cette lecture me permet de remplir la ligne N du challenge ABC :)

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« Le fossoyeur » d’Adam Sternbergh

Le fossoyeurPour continuer à profiter du printemps sur une touche fraîche et ensanglantée, je me suis laissée tenter ce mois de mai par Le fossoyeur, proposé dans le cadre du partenariat Denoël. Ce roman est en fait le premier volume d’une saga débutée en 2014 aux États-Unis, qui se trouve aussi être le premier roman de son auteur Adam Sternbergh.
Si vous aimez les ambiance post-apocalyptiques urbaines matinée de violence à la « Bourbon Kid », dans la veine des roman d’anticipation, ce livre est peut être fait pour vous… Mais pour moi ?

Dans un futur pas si lointain, New-York est à peine le reflet de sa grandeur passée. Suite à une vague d’attentats et d’attaques chimiques par des groupes extrémistes, la plupart des habitants ont fuit la ville. Ne reste que quelques paumés, des bourgeois enfermé dans leurs appartements grand luxe et des citoyens encore attachés à de leur ville. Spademan n’est rien de tout cela. Contre rémunération il peut tuer qui vous voulez sur simple coup de fil. Sauf les enfants ! Il n’est pas un psychopathe quand même…
Quand un riche prêcheurs du sud des États-Unis lui demande de retrouver sa fille fugueuse et de l’assassiner, il accepte la mission. Mais la fuyarde Perséphone n’est pas si facile à coincer. Et une fois retrouvée une surprise va retenir la lame de Spademan… Mais s’il décide de la laisser en vie, il devient de fait son protecteur, contre son père et toute son armée !

Si je n’ai rien contre les ambiance de ville détruite et de population en errance, j’ai eu du mal tout de même à apprécier la première partie de ce roman… Un style très laconique, écrit à la premières personne, où Spademan le tueur à gage est le narrateur. Il y avait trop de similitudes avec Le livre sans nom et ses suites, sans son second degré et son côté fantastique qui me plait tant !
Ici le côté un peu fantasy est donné par le nouveau réseau de connexion dans un monde virtuel, un peu comme dans Les Extrêmes de Christopher Priest (ou le film Existenz). Allongé dans un lit, l’utilisateur est relié au réseau, où il peut virtuellement vivre les expériences de son choix pour la durée qu’il souhaite. D’abord un loisir, cette activité est devenue pour les plus riches un mode de vie, permettant d’échapper à la ville déliquescente. L’idée est bonne, quoique peut être pas assez exploitée.

Le problème dans ce récit c’est qu’on voit arriver les choses : on se doute bien pendant toute la période où l’assassin traque sa victime qu’il ne l’a tuera pas. On sait que quelque chose va arrêter le geste de Spademan, et que Perséphone va vivre. Et là, j’ai croisé les doigts pour que l’auteur nous fasse pas le coup du tueur amoureux de sa cible. Mais non, ouf !

Sur la seconde partie j’ai un peu mieux accroché. Peut être grâces aux personnages de Spademan qu’on apprend à mieux connaître, ou celui de son ami Mark. Et surtout parce qu’on se centre moins Perséphone qui est un personnage que je n’arrive pas à apprécier.

Bref, je suis pas franchement convaincue… Par moment je me disait « chouette il se passe des choses », à d’autre je trouvais ça plat… Bof bof.

Merci tout de même Denoël pour cette occasion de lire ce roman :)

Le fossoyeur d’Adam Sternbergh
Éditions Denoël – Collection Lunes d’encre
Traduction : Florence Dolisi
2015 – 272 pages

« L’Oeuf du Dragon » de Robert L. Forward 

L'œuf du dragonIl y a décidément des trésors de science-fiction dissimulés et peu connus… L’Oeuf de Dragon, écrit en 1980 par l’astronome américain Robert L. Forward en fait parti, et je suis bien contente d’être tombée dessus (je ne sais pas trop comment, une fois de plus). Très hard-SF, j’ai eu un peu peur au tout début d’être larguée, mais je me suis très vite laissée happer par cette épopée contant la naissance et la croissance d’une civilisation extra-terrestre.

Plusieurs centaines de milliers d’années avant notre ère, une étoile à neutron se retrouve propulsée en direction du Soleil. Alors que ce pulsar quitte notre système solaire en 2020, une scientifique le repère dans la constellation du dragon… et le voilà nommé « l’Oeuf de Dragon« . En 2049, une expédition est envoyée pour étudier le corps céleste, avant qu’il ne quitte définitivement notre système solaire. Mais ce que ne savent pas les scientifiques dans leur vaisseau au dessus de l’Oeuf de Dragon, c’est que la vie a éclos sur cet astre de 20km de diamètre ! D’abord des sortes de plantes, puis des animaux… Et certains sont même devenus intelligents : les cheelas ! Ces minuscules amibes aux douze yeux vont connaître en accéléré une évolution assez comparable à la notre, et pour cause : sur leur planète cinq secondes équivalent à une journée terrienne ! Malgré tout ce qui les séparent, de la taille au système temporel, humains et cheelas pourront-ils avoir conscience les uns des autres, et pourquoi pas communiquer ?

Voilà donc un excellent roman de science-fiction, construit sur des bases scientifiques ultra solides…de la hard-SF pure et dure. Manquant de références, je n’ai pas encore tout saisi, mais ce n’est pas très grave, car le récit de la vie des cheelas est suffisamment passionnant pour passer outre ces petits inconvénients. Les cheelas se suivent et ne se ressemblent pas : des chefs tribaux de l’ancien temps aux génies dignes de Léonard de Vinci, en passant par les prêcheurs dans le désert, ces créatures sont fascinantes.

J’ai apprécié les jeux d’échos entre la vie de cheelas et l’histoire humaine, comme leur création d’un dieu et d’une religion lorsqu’ils découvre notre Soleil au sud de leur « planète ». Il est aussi amusant de se représenter le monde quasi plat qui est le leur (magnétisme et gravité énormes oblige), ce qui n’était pas sans me rappeller Flatland !

Voilà en tous cas de quoi laisser songeur sur les études sur la vie extra-terrestre. Je ne m’était pas imaginé que le temps pouvait être aussi relatif ! La vie d’un cheela, c’est 30 minutes de temps dans le vaisseau humain. Grâce à cet exercice romancé de Forward, j’ai enfin compris un début de théorie de la relativité !

J’ai donc été emballée par le style et l’histoire, le tout sans baigner dans le moralisme ou le romantisme. On se dit que l’espèce humaine a beaucoup à apprendre encore en lisant ces pages… Et c’est tant mieux :)

Je le conseille donc à tous les fans de SF. Seule déception, le roman n’est plus édité ! Il faudra donc se tourner vers d’anciennes éditions chez des bouquinistes ou à la bibliothèque…

A noter que ce roman me permet de remplir une ligne pour le challenge ABC… Doucement mais sûrement !

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« Le collier rouge » de Jean-Christophe Rufin

Le collier rougeEn voyant le mois dernier dans le métro sur de grandes affiches la couverture de ce livre, je me disais « Mais c’est quoi ce clébard avec sa tête qui ne me revient pas ? ». Il faut avouer qu’il a le même regard névrosé que feu l’épagneul de mes parents, et c’est vraiment pas entraînant voir de ça avant d’aller bosser.
Quand Folio lors du partenariat d’avril m’a proposé ce roman, j’ai du me rendre à l’évidence que c’était le destin qui me conduisait vers ce livre… Un heureux destin, même !

Été 1919, alors que la Première Guerre Mondiale vient de se terminer, le juge militaire Lantier se rend dans un petit village pour instruire le dossier de Morlac, héros de guerre. Depuis que celui ci est enfermé, son chien aboie sans discontinuer dans la rue.
Durant toute l’enquête, nous allons découvrir avec Lantier le profil du prisonnier, ses faits de guerre… ainsi que ses relations avec ce chien, qui revêt une importance essentielle dans toute son histoire.
Par l’entremise du récit de Morlac et des témoignages de ses proches et voisins, c’est tout le principe de la guerre qui est remis en cause. Mais cela sera-t-il suffisant pour le sauver ?

J’ai été vraiment emballée par ce court roman, dont je ne connaissais pas l’auteur. Bon, je viens de m’apercevoir qu’il est à l’Académie Française, et qu’il a reçu un prix Goncourt… Ce qui prouve mon total manque de culture dans le domaine de la littérature française 😀
J’ai aimé la progression du récit, avec comme question centrale : qu’est-ce que Morlac et son chien on fait de si horrible pour être emprisonné ? L’ancien soldat devra faire un travail de mémoire et d’analyse pour mettre à jour les racines de l’affaire qui l’a mené là. Le juge Lantier, aristocrate à la veille de revenir à sa vie civile, va aussi remettre en cause ses principes durant cette enquête. Ce qui est troublant, c’est que si Lantier fait tout son possible pour faire sortir le héros de guerre de sa cellule, celui-ci ne semble pas vouloir être libéré… Pourquoi ?

Pour information et pour me faire pardonner, le chien sur la photo est un vrai chien de guerre, Jacquot, décoré deux fois de la Croix de Guerre. A priori c’était un chien de liaison dont la charge était de transmettre des messages (comme un pigeon voyageur en somme). La médaille sur l’image de la couverture n’est donc pas un montage… Du coup j’ai appris un truc, j’ignorais que les chiens étaient décorés comme le hommes pour faits de guerre au début du 20ème siècle !

Le style est agréable, on a envie de tourner les pages… et beaucoup d’humanité ! Que demander de plus ?  Essai gagnant avec cet auteur… J’avais déjà repéré son livre Immortelle randonnée sur le thème du chemin de Compostelle (on aime la marche à pied à la maison ;)).

En plus ce livre me permet d’avancer un peu dans mes challenges : ça sera donc l’entrée « couleur » du Petit BAC.

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« Le cauchemar d’Innsmouth » de H.P. Lovecraft

Le cauchemard d'InnsmouthIl fallait bien que je lise un jour une des pierre angulaire du mythe de Cthulhu, écrite par Lovecraft ! Après le recueil de nouvelle Le mythe de Cthulhu, c’est donc à ce mini roman que je me suis attaquée pour le challenge ABC (décidément, que ferais-je sans lui ? :)).

Au début du 20ème siècles, Robert Olmstead, étudiant, décide de profiter de ses vacances pour visiter la région de ses ancêtres dans le Massachussets. Après quelques pérégrinations en Nouvelle-Angleterre, il entend parler d’un ville qui inspire le dégoût à tous ceux qui l’évoque : Innsmouth ! Ses habitants ont la réputation d’avoir une maladie qui leur donne un air étrange et statique, le « masque d’Innsmouth ». Ils posséderaient aussi des bijoux aux motifs repoussants, qui semblent créés par des créatures infernales… 
Notre héros décide d’aller voir ça par lui-même… A ses risques et périls ! Ce qu’il verra dans cette ville damnée va changer à tout jamais son existence !

Écrit à la première personne par Robert Olmstead, ce témoignage à tous les ingrédients d’un histoire fantastique et d’horreur de qualité ! Malgré qu’il ait été écrit en 1931, le récit est très moderne. J’ai entre aperçu les visions de cauchemar du narrateur en lisant ces lignes, qui mélangenot art et architecture baroque et neo-gothique, dans une ambiance sombre et glauque à souhait ! Et je ne parle même pas des légendes et créatures qui hantes ces pages… Même l’odeur de poisson pourri et de marée et bien retranscrite, et met à la limite de la nausée (ceux qui ont vécu pres d’un port me comprendront !).

Bref, une découverte qui m’a emballée, un récit bien ficellé… Que du bon pour ceux qui veulent en savoir plus sur l’icône qu’est Cthulhu et son univers !  

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Le tag des blogueurs lecteurs

La chèvre grise vient de me taguer pour cette chaine de question, qui a le grand avantage d’être collective ! Chaque blogueur doit rajouter sa propre question à la fin. Commencée à 5 questions, on est a 32 pour l’instant !

  1. Plutôt corne ou marque-page ? Sans hésitation, marque-page. Je n’aime pas abîmer mes livres… Et en plus j’ai reçu lors des SWAP des lecteurs de Livraddict plein de beaux marque-pages que je garde de côté.
  2. As-tu déjà reçu un livre en cadeau ? Oui, et c’est souvent ceux qui me font le plus plaisir ! 
  3. Lis-tu dans ton bain ? Ça c’est bien une chose que je n’ai jamais pu faire, de peur de faire tomber mon livre. De plus je ne suis pas assez patiente pour rester plus de 10 minutes dans une bain !
  4. As-tu déjà pensé à écrire un livre ? Oui… Un roman d’amour entre zombies il y a quelques années… Depuis il y en a qui sont sortis vraiment comme Vivants ! Un jour peut être…
  5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ? Si la série est courte comme Hunger Games pourquoi pas… Mais les séries fleuves me font un peu peur en général : j’aime passer d’un univers à un autre régulièrement ! 
  6. As-tu un livre culte ? Non, je ne suis pas le genre de lectrice à relire un livre, et je ne suis pas une groupie d’auteurs… Après il y a des livres qui m’ont vraiment fait des effets coup de poing, ou attendris… Mais pas de culte en soi. 
  7. Aimes-tu relire ? Non comme je le disais au dessus, je ne relis presque jamais un livre… Sauf peut être des mangas ou BD. Mais il y a tellement à lire et si peu de temps pour le faire, que je me tourne souvent vers la nouveauté !
  8. Aimes-tu parler de tes lectures ? Oui et c’est bien pour cela que j’écris dans ce blog :). Dans la vraie vie il est difficile de trouver des fans de lecture, avec qui je peux parler livres… mais quand j’en choppe un c’est la fête pour échanger la dessus !
  9. Comment choisis-tu tes livres ? En general je suis les conseils d’autres lecteurs, ou alors je choisi au titre et au genre pour les partenariats. Je n’ai pas vraiment de schémas prédéterminés !
  10. Une lecture inavouable ? J’ai lu le premier Fifty Shades of Grey…. Pour voir… Ben c’était pas génial quand même :s
  11. Des endroits préférés pour lire ? Le mieux, un parc, la plage… Au grand air quoi ! Dans mon lit je m’endors souvent sur mon livre. Sinon je lis majoritairement dans le métro.
  12. Un livre idéal pour toi serait… un livre où j’aurais l’impression de sortir grandi intellectuellement ou humainement.
  13. Lire par-dessus l’épaule ? Il m’arrive de lire quelques grands titres de journaux comme cela dans les transports en commun, mais ça s’arrête là.
  14. Télé, jeux-vidéos ou livre ? Si mon copain est là, télé et jeux vidéos. Si je suis seule télé souvent et livre parfois… Et toujours jeux vidéos 😉
  15. Lire et manger ? Manger, serious business pour moi haha ! Donc je ne fais presque jamais quelque chose d’autre en même temps :)
  16. Lecture en musique, en silence, peu importe ? La lecture me coupe du monde, je peux le faire en musique, avec la télé, en silence… Sauf quand mon copain papote avec moi !
  17. Que deviendrais-tu sans livres ? Je m’abrutirais avec encore plus de jeux vidéos et de series télé… Pas génial comme programme !
  18. Tu achètes un livre sur le net et tu le reçois un peu abîmé. Que fais-tu ? Un peu abîmé, si c’est un livre de poche je ne dis rien. Si c’est une BD ou un « beau livre » je le renvoi pour échange. 
  19. Quel est l’élément qui t’a donné le goût de la lecture ? J’ai toujours eu un livre dans les mains aussi loin que je me souvienne. Mes meilleurs souvenirs d’enfance et de lecture : les BD qui me faisaient voyager comme Yakari !
  20. Que penses-tu de toutes ces adaptations cinématographiques ? Que les réalisateurs et producteurs ne se prennent pas trop la tête pour inventer des histoires… Bon, il y en a des biens, et d’autres qui ne donnent pas envie de lire le livre, comme Divergente dernièrement. 
  21. Si tu ne devais retenir qu’un seul personnage rencontré dans tes lectures, ce serait lequel ? Je n’ai pas de héros favoris 😉
  22. Quels sont les 5 livres de ta PAL qui te font le plus envie ? Dans le désordre : Neither Here Nor There de Bill Bryson, L’oeuf du dragon de Robert Forward, Racines de Alex Haley, Un cantique pour Leibowitz de Walter M. Miller, Terreur de Dan Simmons.
  23. Si tu ne pouvais plus lire qu’un seul type de livre, lequel ce serait ? De la fantasy selon la définition anglaise : science-fiction, fantastique et horreur. 
  24. Comment classes-tu tes livres dans ta bibliothèque ? Par formats : BD grands formats d’un côté, manga de l’autre, roman format poche ailleurs. J’ai aussi des étagères pour ma PAL. Enfin tout cela c’est dans l’idéal : je n’ai plus de place pour bien m’organiser et mes livres finissent entassés au hasard :s
  25. Es-tu livre papier ou ebook ? Pas de préférence !
  26. Que fais-tu de tes livres une fois lus ? Je les range où je peux. Parfois je les donne, à ma mère en général.  
  27. Connais-tu la règle de la page 99 ? Et si oui, est ce que tu l’appliques parfois à tes lectures ? Je lis à peine la quatrième de couverture, ça n’est pas pour déflorer de cette manière un livre ! Sacrilège ! 
  28. Quel est, parmi toutes tes lectures, ton « méchant » préféré ? Griffith dans les mangas Berserk. Un personnage assez complexe.
  29. Que penses-tu des challenges littéraires ? J’adore ! J’aime créer mes listes de lectures qui me permettent de vider un peu ma PAL. Ces exercices imposés m’oblige à lire un peu de tout :)
  30. Quel est le livre que tu as le plus détesté ? Le lièvre de Patagonie de Claude Lanzmann. Chiant… Un des rares livres que je n’ai pas terminé.
  31. Quel livre t’as donné le plus envie de voyager, et dans quel pays ? Spontanément je pense à La colère des aubergines de Bulbul Sharma qui donne envie de visiter l’Inde ! 
  32. Quelle importance donnes-tu à la couverture d’un livre ? Assez peu, si ce n’est le fait que certaines nous appellent et peut être générer un achat en magasin. Par exemple j’aime beaucoup celle de HHhH qui a un côté mystérieux et glauque.

Ma question : Lisez-vous la dernière page d’un livre, et pourquoi ?

Pour la suite je vais défier Nanet, Sofynet et LireauxWC !

« Moi, Surunen, libérateur des peuples opprimés » d’Arto Paasilinna

Moi, Surunen, libérateur des peuples opprimésPour le partenariat Denoël du mois, nous partons en voyage dans les plus improbables dictatures du monde. Un moyen pour moi de découvrir Arto Paasilinna, prolifique auteur finlandais.

En plein milieu des années 80 en Finlande, Viljo Surunen est professeur de philologie et fréquente Immonen une musicienne, membre comme lui d’Amnesty International. Malgré leurs lettres de protestation auprès du dirigeant du Macabraguay, ce dernier refuse de relâcher leur filleul de combat, un professeur d’université, prisonnier politique depuis 6 ans.
Surunen va donc prendre les choses en main et se rendre en Amérique du Sud pour  aller libérer lui même le pauvre prisonnier. Son aventure va le conduire au Macaraguay, une sinistre dictature capitaliste soutenue par les Etats-Unis. Sur son chemin il passera aussi dans les territoires communistes tels Moscou et la Vachardoslavie. Combien d’opprimés Surunen pourra-t-il libérer ?

De part son humour à peine retenu et ses situations cocasses, voire surréalistes, ce livre m’a rappelé ceux de Tom Sharpe. Il faut par dessus cela rajouter une couche de critique sociales et politique, qui flirte parfois avec le symbolisme.
La trame de l’histoire n’est pas déplaisante. On s’amuse des situations folkloriques dans ces dictatures capitalistes et communistes… où forcément l’une n’est pas vraiment mieux que l’autre. Tout est une affaire de style  et de curseur !

Pas le gros coup de coeur, mais pas non plus une déception… je ne suis pas rentrée dans le délire du récit peut-être. Un bon livre pour passer le temps, qui ravive nos bons vieux souvenir des années 80 et des blocs idéologiques qui s’affrontaient en ce temps.

Merci Denoël pour cet envoi !

Moi, Surunen, libérateur des peuples opprimés d’Arto Paasilinna
Éditions Denoël & d’ailleurs
Traduction : Anne Colin du Terrail
2015 – 336 pages

« La dernière fugitive » de Tracy Chevalier

La dernière fugitiveDifficile de ne pas succomber à l’appel du dernier roman de Tracy Chevalier lors du partenariat de mars de Folio ! J’avais beaucoup aimé Prodigieuses créatures il y a quelques années, et j’avais envie de découvrir un autre roman de cette auteure… Voilà qui est chose faite ! Maintenant je n’ai qu’une envie, lire ses premiers romans 😉

1850, Honor Bright quitte l’Angleterre avec sa sœur Grace pour rejoindre l’Amerique. Grace doit retrouver son fiancé Adam, un quaker comme elles, pour l’épouser et vivre avec lui en Ohio.
Mais à peine arrivé sur les côtes américaines, Grace tombe malade et succombe d’une mauvaise fièvre… Laissant Honor seule et sans relations ! Heureusement, elle va rencontrer Belle, une modiste dans la petite ville de Wellington. Celle-ci va l’héberger, la nourrir et l’aider à contacter son ex-futur-beau-frère Adam. Mais même s’ils font partis de la même congrégation religieuse, Honor sent bien qu’elle n’est pas à sa place entre Adam et la veuve de son frère… Elle va devoir trouver un échappatoire pour pouvoir vivre et s’épanouir en Ohio. Et si cela prenait la forme du « chemin de fer clandestin« , la route des esclaves en fuite vers le Canada ?

Voilà un roman sur fond historique très intéressant ! Je ne connaissais pas du tout cette partie de l’histoire des Etats-Unis, celle des esclaves en fuite, tentant de rallier le Canada via les les états où l’esclavagisme est banni, tels  ceux du nord du pays. A travers des lois aidant les chasseurs d’esclaves, on se rend compte de toute l’hypocrisie d’un système à cette période : si ces états refusent l’esclavagisme, ils ne sont pas activement impliqués dans son éradication… bien au contraire !
Même les quakers, farouches émissaires de l’égalité entre les hommes, reconnaissent le bénéfice économique de cet état de fait : les esclaves permettent de produire du coton peu cher, que les grossistes d’Ohio peuvent vendre à des prix modiques dans le monde entier… Et l’argent est ce qui permet aux Etats-Unis d’être indépendants.
Les personnes qui aident les esclaves, que se soit dans les états du Sud comme dans ceux du Nord peuvent réellement été considéré comme des héros, vu ce qu’ils encouraient pour un simple geste de compassion !

Outre cet aspect historique, j’ai apprécié l’histoire d’Honor, qui quitte l’Angleterre, sa famille et son amie Biddy pour fuir des fiançailles rompues.
Tout au long de cette histoire, qui mêle récit à la troisième personne et roman épistolaire, Honor cherche sa place… et ne la trouve que quand elle a une aiguille dans la main. En effet, l’art du quilt à une place centrale dans ce roman ! On apprend les différences entre les quilts classiques britanniques, très géométriques et travaillés, et ceux d’Amerique, simples et très colorés. Les passages important de la vie d’Honor sont représentés par les morceaux de tissus qu’elle glane dans l’optique de créer un jour un quilt américain. C’est assez bien vu et touchant ! Ça donne aussi une autre dimension à ces travaux de couture, que j’aurais décris comme kitsch il y a encore une semaine !

Bref, je suis emballée, et je vais conseiller ce livre à mes proches ! Il y a plein de bonnes choses à prendre dans ce livre.
Merci Folio pour ce partenariat ! :)

« Flûte, flûte et flûtes ! » d’Isaac Asimov

flute, flute et flutePour la lettre A du challenge ABC j’ai fait dans le classique : un bon vieux recueil de nouvelles du pape de la SF. Il faut dire que ce n’est pas ce qui manque dans le genre, rien qu’en France il y a plus de vingt ouvrages de ce type écrits par Isaac Asimov !

Dans Flûte, flûte et flûte !, chaque nouvelle s’insère au milieu d’une explication de l’auteur lui-même, mêlant autobiographie et histoire de la conception de la nouvelle. C’est pour moi le gros intérêt de ce recueil : on en apprend un peu plus sur Asimov, ses relations avec ses éditeurs, sa vie familiale, son travail de professeur, l’écriture de ses livres de vulgarisation scientifique… Bref, on s’aperçoit qu’Isaac Asimov était un vrai chercheur doublé d’une personnalité d’artiste ! En plus ces petits textes d’introduction mettent bien en avant son sens de l’humour, et son esprit taquin.

Les nouvelles en revanche ont assez peu d’intérêt je trouve. Le concept du recueil est celui-ci : réunir des textes rarement publiés. Bon, on comprend un peu pourquoi il n’ont eu qu’une seule édition dans des magazines de science-fiction dans les années 50 ! Enfin j’exagère une peu : les nouvelles sont souvent bien écrites, plaisantes parfois… mais ça n’est pas du grand Asimov.
Il est tout de même intéressant de prendre du recul et de redécouvrir les questions que l’auteur se posait sur les technologies atomiques, comme dans La Pause où du jour au lendemain toute trace du nucléaire  disparaît de la Terre, que ce soit les gisement d’uranium, les textes sur la question, ou encore la mémoire humaine sur le sujet…
La nouvelle Tous des explorateurs est sympa aussi, car elle pose la question des voyages sur des autres planètes, et des motivations des extra-terrestres à nous accueillir sur leur sol…

Bref, une lecture pas désagréable mais pas inoubliable !

ABC-2015