Challenge des littératures de l’imaginaire 2016

Une fois de plus, j’échoue à compléter un challenge annuel… Dommage, ma PAL m’aurait remerciée 😉

En tout cas, cela reste malgré tout une super expérience de se lancer ce type de défi. J’aurai pu lire 15 ouvrage de fantasy / SF / horreur l’année précédente. C’est déjà ça !

Merci à Mariejuliet pour cette organisation et le suivi de nos lectures sur le forum Livraddict !

 

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Challenge ABC 2017

En 2017, comme en 2016, je ne participerai qu’à un seul challenge littéraire… j’ai déjà du mal à en finir un, alors deux ou plus… 😉
Une fois n’est pas coutume, je choisi le Challenge ABC 2017 organisé par Nanet pour m’aider à vider ma PAL, avec l’option A, ce qui va me permettre de changer ma liste de lecture comme j’en ai envie.

Mais voici tout de même la liste cible :

A : ASIMOV, Isaac – Dangereuse Callisto – 353 pages – SF
B : BOX, C. J. – Piégés dans le Yellowstone – 491 pages – Thriller
C : CHRISTIE, Agatha – Le crime du golf – 220 pages – Policier
D : DELANEY, Joseph – L’Epouvanteur, tome 01 : L’Apprenti épouvanteur – 275 pages – Fantasy
E : ESCHBACH, Andreas – En panne sèche – 763 pages – SF
F : FERGUS, Jim – Marie-Blanche – 731 pages – Historique
G : GIBSON, William – Neuromancien – 319 pages – SF
H : HERBERT, James – Les Rats, tome 1 – 187 pages – Fantastique
I : INDRIDASON, Arnaldur – Betty – 236 pages – Policier (WISH)
J : JAWORSKI, Jean-Philippe – Récits du Vieux Royaume, tome 2 : Gagner la guerre – 981 pages – Fantasy
K : KOONTZ, Dean – Intensité – 313 pages – Horreur
L : LONDON, Jack – Le peuple d’en bas – 256 pages – Contemporain
M : MILLER, Walter M. – Leibowitz, tome 1 : Un cantique pour Leibowitz – 462 pages – SF
N : NOTHOMB, Amélie – Pétronille – 169 pages – Contemporain
O : OLIVER, Lauren – Delirium, tome 2 : Pandemonium – 384 pages – SF (WISH)
P : PANCOL, Katherine – Les yeux jaunes des crocodiles – 661 pages – Drame
Q : QIU, Xiaolong – Mort d’une héroïne rouge – 502 pages – Policier
R : ROWLING, J. K. – Harry Potter, tome 1 : Harry Potter à l’école des sorciers – 224 pages – Fantastique
S : SIMMONS, Dan – Terreur – 1056 pages – Horreur
T : THOREAU, Henry David – Walden ou la Vie dans les bois – 364 pages – Philosophie
U : UDALL, Brady – Le polygame solitaire – 816 pages – Contemporain (WISH)
V : VONNEGUT, Kurt – Le berceau du chat – 254 pages – SF
W : WILSON, Robert Charles – Spin – 608 pages – SF
X : ANONYME – Psycho Killer – 403 pages – Thriller
Y : YAMAMOTO, Kenichi – Le secret du maître de thé – 370 pages – Drame (WISH)
Z : ZELAZNY, Roger – Royaumes d’ombre et de lumière – 226 pages – Fantasy (WISH)

A bientôt pour suivre mes efforts pour tenir le rythme !

abclogoshadow

« Troupe 52 » de Nick Cutter

Troupe 52 de Nick CutterUne virée au Canada, ça vous branche ? En temps normal ça pourrait être sympa, mais avec ce roman d’horreur digne d’un Stephen King, on y réfléchira à deux fois. Âmes sensibles et délicates s’abstenir, avec ce livre découvert avec le partenariat Denoël de novembre.

Tous les ans, le chef scout Tim emmène sa troupe en camping au milieu de la nature sauvage. C’est sur la petite île de Falstaff qu’ils vont passer le week-end, un des derniers pour lui et ses cinq scouts. Les garçons sont devenus des adolescents, et bientôt ils abandonneront le scoutisme au profit d’autres activités plus dans l’air du temps… Du coup il faut en profiter et faire une vraie virée en mode survie !  Malheureusement, le séjour va tourner court : un homme débarque sur l’île en canot, et va solliciter leur aide. Il est affamé, et semble très malade… et malgré la nourriture que Tim lui offre, il ne peut pas se rassasier. Sa faim ne semble pas normale du tout, et sa maladie est inconnue au chef Tim qui est pourtant médecin… Pour échapper à la chose qui cause tant de souffrances au malade, la troupe de scouts va devoir faire preuve d’un instinct de survie à toute épreuve.

Après quelques pages d’adaptations, je suis bien rentrée dans ce roman qui se veut en toute conscience « Kingien » : une thématique bien trash, celle d’une maladie très létale qui ronge de l’intérieur le corps ; un délire survivaliste ; un découpage de chapitre qui mêle le point de vue de la troupe de scouts, celui de la presse, des rapports d’enquêtes ; des détails bien crades qui laisse tout de même de la place à l’imagination (pour le pire !). Et il n’a pas le côté négatif des romans des récits de son maître : Troupe 52 est relativement court, et sans longueurs inutiles. Bref, une belle réussite du genre.
Les personnages sont plutôt bien vus, quoique stéréotypés chez les pré-ados : le leader, le violent, le psychopathe, le geek rondouillard et le mec normal… A partir de cette donne, on essaye d’imaginer qui sera le seul à survivre (ou pas !)…
Je ne serai pas étonnée de voir ce roman adapté pour le grand écran un de ces jours… il a tous les ingrédients pour plaire aux amateurs du genre !

Merci Denoël pour ce partenariat.

Troupe 52 de Nick Cutter
Traduit par Eric Fontaine
Editions Denoël, collection Effroi  – 448 pages
Paru le 14 novembre 2016

« Les Luminaires » d’Eleanor Catton

Les LuminairesCela faisait un bon moment que je n’avais pas posté ici… il faut dire que j’ai été happée par le pavé Les Luminaires. Et quel pavé ! Plus de 1200 pages d’intrigues et de mystères, en pleine Nouvelle-Zélande du 19ème siècle, lors de la ruée vers l’or.

En 1866, Walter Moody arrive dans la ville côtière d’Hokitika en Nouvelle-Zélande. Il a abandonné l’Angleterre pour y faire fortune en cherchant de l’or, comme des milliers d’autres avant lui. Alors qu’il compte se reposer après un voyage en mer exténuant, il se retrouve au milieu d’un conseil secret tenu par douze hommes. Leur objectif est découvrir ce qu’il est advenu d’Emery Staine, un riche chercheur d’or porté disparu, et à partir de là dénouer les fils de mystères survenus dans la ville : pourquoi la prostitué Anna a été retrouvée inconsciente au milieu de la route une nuit, comment Crosbie Wells l’ermite a trouvé la mort, est-ce que le capitaine Carver à quelque chose à voir dans les malheurs qui les frappent tous un par un… D’oreille attentive, Moody va devenir un acteur de ces intrigues.

Difficile de résumer ce roman complexe, qui est presque cousu à la main. L’auteur part sur une construction en forme de thème astral, où chaque personnage récurrent est assimilé à un signe astrologique. Je n’ai pas totalement saisi les tenants et aboutissants de cette structure, mais ce qui est certain, c’est que la destinée et sa roue ont fort à faire dans ce récit. Si le destin se joue de beaucoup des personnages et est parfois cruel en créant des interactions complexes, des effets de chaînes… il peut aussi être bénéfique pour d’autres : fortune, amour, renommée… En cela, on a l’impression que les personnages sont les proies de dieux funestes, nichés au milieu des constellations et des astres.
Bref, les histoires de tous les acteurs de cette histoire se trouvent liées, et nous allons découvrir comment au fur et à mesure que nous tournons les pages. 

Je dois avouer que les 300 premières pages m’ont laissées un peu perplexe. Je me demandais où tout cela aller mener. Mais finalement on se laisse rapidement prendre par la magie de l’écriture, des personnages, et aussi de la Nouvelle-Zélande encore sauvage, la dernière frontière ! On est plongé dans un univers qui rappelle le Far-West, mais au bord de la mer, avec ses castes et clans en fonctions de leurs origines, leurs niveaux social, leur professions…

Une belle découverte en somme. Je ne regrette pas d’avoir passé un mois à le lire tranquillement, à mon rythme…
Merci à Folio pour ce partenariat !

« Irezumi » d’Akimitsu Takagi

IrezumiUn nouveau roman paru chez Denoël pour cette chronique : Irezumi d’Akimitsu Takagi. Ce roman policier m’a fait voyager dans le Tokyo d’après guerre, et m’a permis de découvrir l’univers du tatouage dit « Irezumi ».

Kenzo, 29 ans, est étudiant en médecine légale. Un peu par hasard, il assiste à un concours de tatouages, où il rencontre la magnifique Kinué, qui remporte le premier prix grâce à son Orochimaru, le tatouage du serpent…
Quelques jours plus tard, Kenzo et son ancien professeur le Dr Hayakawa, un collectionneur de tatouages, se rendent chez Kinué… Ils retrouveront les membres  de la jeune femme dans sa salle de bain, fermée de l’intérieur.
Commence alors une enquête sur ce meurtre de l’impossible : où est passé le buste de Kinué ? Comment le reste de son corps a pu se retrouver enfermé dans une pièce sans autres issue ? Que faisait le collectionneur de tatouage à ce rendez-vous ? Kenzo va prêter main forte à son frère, l’inspecteur Eiichirô, pour venger la mort de celle qu’il n’a aimé qu’une nuit…

À lire ce livre, on a l’impression d’être devant l’ancêtre de mangas de type thriller psychologique (Death Note, Monster…). L’enquête ressemble à une grande partie d’échec, comme on le voit dans pas mal de fiction contemporaine. Et oui, ce livre date tout de même de 1951, et n’a pas tant vieilli que ça.
Autre truc intéressant, d’un point de vu culturel, la manière dont est perçu les tatouage chez le japonais. Dans ce roman, tout comme aujourd’hui, c’est le signe qu’arborent les yakuzas (les mafiosos locaux) ou les femmes de mauvaise vie. D’ailleurs dans les années 40-50 les tatoueurs étaient recherchés par la police… Un roman de cette période qui tourne autour des tatouage à finalement quelque chose de déviant !

La première moitié du roman est sympa mais sans plus… il faut attendre l’arrivée du petit génie Kyosuke Kamizu pour que la machine s’emballe un peu. C’est ce personnage, qui ressemble à L de Death Note je trouve, qui va comprendre les tenants et aboutissants du crime. Il mettra ensuite en place des pièges pour mettre l’assassin devant ses méfaits. 

Une lecture sympathique pour mes vacances, qui m’a donné envie de retourner au Japon ! Pas de me faire tatouer encore… mais qui sait 😉

Irezumi d’Akimitsu Takagi
Traduit par Mathilde Tamae-Bouhon
Editions Denoël, collection Sueurs Froides – 304 pages
Paru le 3 octobre 2016

« Sept secondes pour devenir un aigle » de Thomas Day

sept secondes pour devenir un aigleRetour sur Thomas Day, que j’avais découvert il y a quelques années lors de ma lecture de La voie du sabre. J’en avais un pas trop mauvais souvenir, c’est pourquoi je l’ai choisi lors du partenariat Folio du mois dernier. Voici donc un recueil de nouvelles de science-fiction, qui comme la postface l’indique, place l’homme sur une Terre qu’il a lui-même façonné : c’est l’ère de l’Anthropocène, pour le meilleur mais surtout pour le pire.

Six nouvelles au menu, chacune nous plongeant dans un univers et une époque différente.
Mariposa est peut être celle que j’ai préféré, bien que la manière dont elle est menée me laisse dubitative. Un peu de suspense, mais sa chute est assez attendue… En tous cas, elle nous amène dans les îles du Pacifique, entre la période des voyages de Magellan, la Seconde Guerre Mondiale et l’époque moderne… Une île où la forêt luxuriante laisse place à des arbres à papillons aux étranges propriétés.
J’ai aussi apprécié Sept secondes pour devenir un aigle, mini voyage initiatique d’un jeune indien d’Amérique à notre époque, avec son père qui renie tout de la civilisation occidentale.
Petite déception pour le gros morceau Ethologie du tigre, déjà lu dans L’odyssée Folio SF en 10 nouvelles. Si j’apprécie cette nouvelle, bien que rétrospectivement il y en ait des mieux dans ce receuil, je n’aime pas relire deux fois la même chose !
Shikata ga nai nous projette dans les décennies post-Fukushima au Japon. Il y a quelque chose là de vraiment sympa, mais de trop court, dans le style survivalisme cyberpunk !
Les deux dernière nouvelles m’ont moins plu… Tjukurpa nous plonge dans le monde de la réalité virtuelle en Australie aborigène, à la recherche du paradis perdu. Lumière Noire prend racine dans le mythe moderne de la Terre contrôlée par les machines. Pas mal, mais un peu longuet, j’ai eu du mal à me plonger dedans vraiment.

Une lecture sympa pendant mes vacances d’octobre, qui a l’avantage de questionner sur l’empreinte de l’homme sur sa planète. En ces temps, il est toujours bon de se projeter un peu dans ce type de fiction, qui fleure parfois la réalité !

« La fille en rouge » de Kate Hamer

la-fille-en-rougePetite incursion hors du domaine du fantastique pour le partenariat Denoël du mois de septembre : avec « La fille en rouge », premier roman de l’écrivaine anglaise Kate Hamer, on est dans la triste réalité… le kidnapping d’un enfant.

Dans une ville du Norfolk, Beth élève seule sa fille de 8 ans, Carmel, après un divorce mal vécu avec Paul.
Alors qu’elles se promènent dans un festival, Beth perd Carmel dans la foule… Panique ! Après des heures de recherche avec les organisateurs, la police… Ils ne retrouvent pas la petite fille, qui semble s’être évaporée.
Carmel a été kidnappé par un vieil homme, qui lui annonce qu’il est son grand-père, et que sa mère a été hospitalisée. Bouleversée, Carmel le suit sans faire d’histoire…
Que lui veut cet homme, qui la considère comme un ange tombé du ciel ?
Combien de temps va-t-il la détenir ?

J’avais assez peur en débutant cette lecture, surtout en m’apercevant que le récit était traité en mode « regards croisés ». L’histoire est racontée par la mère Beth, et la fille Carmel. Je craignais que le roman soit violent, glauque et sale… Mais fort heureusement il ne l’est pas.
On se prend vite dans cette lecture, et on espère que la mère et la fille seront vite réunies.  A chaque indice dévoilé du côté de la mère, on a envie de lui hurler de creuser dans ce sens… Mais c’est surtout du côté de Carmel qu’on a envie de secouer les choses, de lui intimer l’ordre de s’enfuir, de cherche de l’aide, même si on comprend bien que de son point de vu, son ravisseur semble être la seule famille qu’il lui reste.
Le roman décrit bien comment un enfant peut être manipulé, juste pour qu’il n’ait pas l’impression de se retrouver seul et abandonné…

Bref, un bon moment de lecture, même si je n’ai pas totalement accroché à la plume de l’auteure quand elle fait parler la mère. Enfin, c’est un détail, car ce roman est vraiment pas mal, et je vois déjà à qui je vais pouvoir le conseiller 😉
Et bien entendu, merci à Denoël !

La fille en rouge de Kate Hamer
Traduit par Pierre Ménard
Editions Denoël, collection Suspense – 432 pages
Paru le 8 septembre 2016

« Mars la Rouge » de Kim Stanley Robinson

Mars la rougeGros morceau, ce premier tome de la trilogie martienne, Mars la Rouge. Mais je ne pouvais pas passer à côté de ce classique, dans ma PAL depuis un moment, et ressorti fort justement pour le challenge ABC des littératures de l’imaginaire !

Au 21ème siècle, des hommes et femmes américain, russes, français, japonais… partent coloniser Mars. Cent explorateurs, colons et scientifiques, dont l’objectif est de poser les premières pierres de bases martiennes, qui serviront à de plus large vagues migratoires. En effet, la Terre est noyée dans les guerres et la surpopulation. Mars est donc le nouveau territoire sauvage à apprivoiser, plein de promesses tant pour une existence sur place, que pour en exploiter les richesses : métaux précieux et rares, hydrocarbures…
Entre conflits politiques et amoureux, révolutions contre les multinationales et la création d’empires économiques, établissement de bases et prise du maquis pour certains… la vie sur Mars dans ces premières années n’est pas de tout repos. Surtout quand se pose la véritable question : doit-on terraformer Mars, en faire un monde vraiment vivable pour l’être humain, ou la laisser sauvage ?

Comme toujours avec Robinson, la précision de ses descriptions de paysages, l’imagination qu’il met dans les innovations qui permettent de poser le pied sur Mars et d’y survivre, nous permettent de complétement nous y voir. Un peu trop parfois : les tribulations politiques et économiques, les descriptions de paysages sans fin prennent largement le pas sur l’action… Mais cela donne un réel aperçu de ce que pourrait être la conquête martienne !

Moi qui regarde pas mal de documentaires sur le cosmos, les planètes habitables… Je me suis bien repérée dans ce livre. Nul doute que l’auteur a largement étudié les méthodes actuellement mise en place pour évoluer sur cette planète : entrainement dans des bases polaire, ergonomie des vêtements, types de transport, matériaux à utiliser sous de tels cieux… Tout y est ! Et quand on se dit que se roman date du début des années 90, on se dit que 25 ans ans plus tard, on y est presque, sur Mars !

Bref, un roman intéressant, mais avec quelques longueurs… C’est un peu dommage.
Mais il n’empêche : je vais tout de même mettre sur ma liste la suite de la saga, Mars la Verte, en espérant avoir des réponses aux questions restées en suspend à la fin de ce roman !

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« Elric, tome 2 : La Forteresse de la Perle » de Michael Moorcock

Elric 2Suite de ma découverte de cette saga classique de la fantasy, après un tome 1 lu l’an dernier, qui ne m’avait pas déplu. Et pour ne pas déroger à la règle, une entre pour le challenge des littératures de l’imaginaire !
Seul hic, je ne me souviens absolument pas de la fin du premier opus, Elric des Dragons… mais à priori, ça n’est pas handicapant.

Elric a quitté son Royaume de Melniboné et son trône, et se retrouve maintenant sur un nouveau continent, au milieu d’un désert. Alors qu’il était prêt à mourir d’inanition, il est sauvé et emmené dans la cité voisine Quarzhasaat. Mal au point et confondu avec un Voleur de Songes, il ne doit son salut qu’à une drogue mortelle qui lui permet de retrouver ses forces. Pour obtenir l’antidote a ce poison qui le dévore lentement, il doit aller à la recherche de la Perle au Cœur du Monde et la voler.

Voilà comment Elric l’albinos va se retrouver à sillonner le désert à la recherche de l’Oasis Fleur d’Argent. Monstre démoniaques, hordes d’assassins et de magiciens corrompus sont bien entendu de mise… sans oublier la jeune femme sexy qui en veut à son corps. Bref, de la fantasy très classique, voir trop !
Au milieu de tout cela un voyage dans les univers oniriques, où il est question de multiversTout ce que je n’aime pas en fantasy 🙁
J’ai fini par lire ce roman en diagonale. Trop de clichés, bien que je sois bon public habituellement…

Un gros bof pour cette suite ! Pour le moment je vais laisser tomber cette saga…

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« Un bébé pour Rosemary » d’Ira Levin

Un bébé pour RosemaryVoilà bien le genre de roman qu’on ne lit plus l’intrigue et son final, mais plutôt pour se remettre dans l’ambiance du célèbre film de Polanski, Rosemary’s Baby. J’avais mis cette lecture dans ma PAL il y a un petit moment, et le challenge ABC des littératures de l’imaginaire m’a enfin permis de me plonger dans la maternité satanique de Rosemary.

Rosemary et Guy Woodhouse emménagent dans l’immeuble de leurs rêves à New-York, le Bramford. La réputation sulfureuse du bâtiment, qui a un taux élevé de suicides, d’accidents mortels, et qui a hébergés des sorciers et des cannibales, ne les effrait pas. Pendant que Guy fait le tour des auditions pour trouver un rôle à la hauteur de son talent d’acteur, Rosemary redécore l’appartement, en rêvant d’enfants.
Le couple commence a côtoyer leurs voisins âgés et un peu bizarres, les Castevet, qui deviennent de plus en plus envahissants. C’est alors que la carrière d’acteur de Guy commence enfin à décoller, après que son concurrent le plus farouche devienne aveugle soudainement… ils vont enfin pouvoir mettre en route un bébé !
Rosemary tombe enceinte, et les Castevet et tous leurs amis deviennent un peu pressants, et sont toujours dans les parages, prêts à rendre service… Elle en est certaine, ça cache quelque chose ! Que lui veulent-ils, à elle et son enfant ?

La lecture de ce roman a été très agréable, malgré le fait que je connaissais déjà l’histoire. L’écriture d’Ira Levin, que j’avais déjà aimée dans Les femmes de Stepford et Un bonheur insoutenable, m’a encore enchantée. Les sensations, doutes, et craintes de Rosemary sont bien entendu plus détaillés que dans le film. On se plonge aussi plus dans la psychologie du personnage, tiraillé entre son rejet de sa famille religieuse, et son envie de revoir certains de ces membres, à l’approche de son accouchement… Et sans vouloir spoiler, la question de l’acceptation de sa maternité monstrueuse est aussi un point central dans l’intérêt de cette lecture.

Un bon classique à découvrir ou redécouvrir, qui a un petit côté suranné des années 60 (femmes au foyer, déco pop…), mais qui passe encore très bien aujourd’hui.

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