« Silo, tome 1 » de Hugh Howey

Ce qui est sympa avec Audible, c’est de pouvoir envoyer son premier livre à un ami lorsque vous vous créez un compte. C’est comme cela que j’ai reçu de la part de Mickael le premier tome de Silo, dont je n’avais jamais entendu parler (et rétrospectivement, honte à moi).

Dans un monde post-apocalyptique qui ressemble beaucoup au notre, une communauté d’humains vit dans un  silo sous terre.
Le sherif Holston attend dans sa cellule d’être envoyé « au nettoyage », c’est à dire banni du silo, pour avoir dit des mots interdits. Sortir du silo, alors que l’air est pollué de toxines, c’est signer son arrêt de mort. Heureusement, grâce à une combinaison spéciale, il pourra vivre assez longtemps pour nettoyer les caméras qui permettent de surveiller les alentours.
Désormais privée de shérif, Marie Jahn, la mairesse du silo, va aller nommer un candidat choisi avec l’adjoint au shérif Marnes : Juliette Nichols. La route pour lui faire passer un entretien d’embauche va être longue, 144 étages à descendre pour atteindre celui où vit Juliette, l’étage le plus profond, celui des machines… Là où l’électricité est fabriquée…

Difficile de résumer ce long ouvrage de SF contre-utopique et post-apocalyptique.
Le monde du silo est très bien détaillé. Chaque étage à sa fonction : l’administration et les services dans le tiers supérieur, l’agriculture au milieu, et tout en bas l’industrie. Chaque habitant du silo à une place définie, de la naissance -réglementée- jusqu’à sa mort.
Malgré la modernité des machineries et de certains outils informatiques, certaines fonctions sont archaïques. Par exemple les messages électroniques sont tellement chers à envoyer que les habitants passent plutôt par des porteurs à pied, dont la tache est de transiter les produits d’un étage à un autre…

Côté récit, on est pris par cette histoire complexe et riche. On déteste les méchants et on a de la sympathie pour les gentils… mais de manière nuancé. On comprend bien les motivations qui poussent les antagonistes à agir comme ils le font et de la même manière, les bons ont parfois des comportement qui mènent au désastre.
En échangeant avec Mickael, celui-ci me disait trouver dans ce livre des longueurs dues à la foule de détails. C’est peut être là la force et la faiblesse de ce récit !

Dans la lignée du chef d’oeuvre de Robert Silverberg, Les Monades Urbaines, avec une teinte de survivalisme… je le conseille !

Cette lecture est parfaite pour remplir une case du challenge ABC, pour la lettre H 😉

« EVJF » de Liz Blackrock

Pas de chance pour le partenariat de mars avec Denoël, le livre qui me faisait de l’œil n’était plus disponible ! Je me suis rabattue vers EVJF un peu à contre-coeur, mais comme il collait pour mon challenge ABC, j’ai décidé de tenter l’aventure.

Dans la région de Lyon, Amandine doit se marier très bientôt avec son fiancé à particule. Elle qui vient d’un milieu ouvrier, la cérémonie et tout ce qui va avec la stresse un petit peu… Mais heureusement pour elle, à 3 semaines de l’échéance, ses copines ont organisé son enterrement de vie de jeune fille, dans le sud de la France à Cassis.
Dès le début, tout ne se passe pas comme l’aurait souhaité l’organisatrice de l’événement et témoin de la mariée, Justine… et les choses vont aller de mal en pis. Entre Eva la timide, Vanessa la sœur de la mariée qui ne lâche pas son portable, Constance la belle-sœur qui est totalement rigide, Charlotte qui enceinte jusqu’au yeux qui essaye de faire des économies, et Justine qui régente tout… Amandine va avoir fort à faire pour créer de la cohésion dans ce petit groupe.
Mais c’est sans compter la présence d’une pomme pourrie dans le panier, qui va faire de cet EVJF un véritable enfer…

Un petit roman pas mal foutu finalement, qui alterne le récit de l’EVJF avec des scènes et échanges de mails concernant sa préparation. On aime détester certains personnages, même si certains sont assez caricaturaux. La chute est assez prévisible, mais j’ai tout de même pris du plaisir à le lire. C’est mon côté midinette qui surgit de temps en temps !

Je le conseille donc comme une bonne lecture de vacances, pour passer le temps en train ou sur la plage, pour ceux qui auront la chance de faire bronzette au printemps !

Merci Denoël pour ce partenariat !

EVJF de Liz Blackrock
Editions Denoël – Hors collection – 288 pages
Paru le 1er mars 2018

« Le violon du diable » de Douglas Preston et Lincoln Child

Ça faisait un bon moment que je n’avais pas lu un roman de la série des Pendergast… et je l’avais quasiment oublié pour tout dire. Alors que je cherche mon premier roman Audible dans la bibliothèque de l’appli, je tombe presque directement sur Le violon du Diable, le 5 tome de la saga ! C’est un signe : il sera mon premier livre audio !

Southampton, état de New-York, au début des années 2000. Le corps sans vie d’un critique d’art, Jeremy Grove, est retrouvé dans sa luxueuse maison. Tout cela pourrait paraître anodin, si le corps de l’homme n’avait pas été retrouvé brulé, alors que le reste de la pièce est intact et qu’elle est fermée de l’intérieur. Au sol, une empreinte de pied fourchu semble avoir marqué de parquet… et c’est sans compter l’odeur de souffre qui empeste la pièce.
Lorsqu’un second corps assassiné selon le même procédé est découvert à New-York, le doute commence à s’insinuer dans l’esprit de la population. Est-ce que le Diable est à l’œuvre dans cette histoire ?
Qui peut-être l’assassin, et surtout comment a-t-il procédé ? C’est ce que Pendergast et le sergent D’Agosta vont essayer de découvrir, dans un voyage qui les mènera de New-York jusqu’à la région de Florence en Italie, où les légendes et les superstitions prennent corps devant leurs yeux…

C’est le sergent D’Agosta de retour du Canada que nous retrouvons sur cette enquête, lui que nous avions déjà croisé sur les deux premières enquête new-yorkaise de Pendergast, Relic et Le grenier des enfers.
Pendergast est égal à lui-même : en tant qu’électron libre du FBI, il mène son enquête comme bon lui chante, enfreignant parfois les lois, mais toute en souplesse et avec le meilleur des goût.

Une suite de la saga agréable, même si ça n’est pas le meilleur opus selon moi. En revanche il donne une ouverture vers de nouvelles aventures que j’espère palpitantes, ce qui me donne très envie de lire la suite. Je pense pouvoir vous dire sans spoiler que Pendergast a un frère maléfique, qui va sûrement faire parler de lui bientôt. Chouette 🙂

Et cette première expérience de livre audio, me direz vous. C’est en échangeant avec Mickael sur le sujet que je me dit que je ratais peut-être quelque chose en n’ayant pas encore tenté d’écouter des livre, plutôt que de les lire. Les avantages sont multiples : possibilité de « lire » dans les transports en commun bondés, sur le chemin du boulot, ou encore pour s’endormir le soir, en mode « raconte moi une histoire »… Quelques inconvénient aussi forcément : il faut être concentré, ce qui n’est pas toujours facile dans la rue quand on essaye d’éviter les voitures. Du coup, la fonction de retour en arrière est bien pratique… mais impossible de scanner visuellement le livre pour retrouver le passage où on a lâché, ce qui rend la tâche parfois fastidieuse. Mais j’ai quand même bien accroché, et je vais continuer mon test avec mon nouvel abonnement Audible. Du coup j’ai le droit à un livre par mois… ce qui est suffisant avec les partenariats à côté !

A noter que cette lecture compte pour le challenge ABC, Nanet dans sa grande bonté autorise les livre audio 🙂

« Que le diable soit avec nous » d’Ania Ahlborn

Que le diable soit avec nousPetite virée en enfer, loin des chaudrons du Diable et des souterrains enflammés, mais dans un coin paumé des Etats-Unis au milieu de bois… Un décors parfait pour une histoire d’horreur, n’est-ce pas ? Voilà mon choix pour le partenariat Denoël du mois de février, un voyage dans le monde de la terreur, remplis de coins sombres et de monstres dans les placards.

Steve vit avec sa famille dans une petite ville d’Oregon, Deer Valley. Steve n’a pas la côte auprès des autres enfants d’une dizaine d’années : il bégaye, il a les idées confuses, et pour ne rien arranger il lui arrive d’avoir des hallucinations et a deux doigts en moins à une de ses main. Et côté familial ça n’est pas la joie : son père les a abandonnés, son beau-père, Le Tyran, lui mène la vie dure, son ado de frère l’évite comme la peste et sa mère fait ce qu’elle peut pour le considérer comme un enfant normal… Heureusement, il a un meilleur ami, qui se trouve être son cousin et voisin, Jude ! Ensemble ils passent des heures à construire une cabane dans les bois, pendant les vacances d’été.
Mais un jour, le malheur frappe tante Mandy et le reste de la famille : Jude a disparu ! Fan d’enquêtes policières et ne pouvant pas vivre sans son ami, Steve va tout faire pour le retrouver… mais les pistes qu’il découvre laissent présager le pire. Est-ce que Jude aurait été dans les bois travailler sur la cabane sans lui ? A moins qu’il ne se soit trop approché de cette maison abandonnée près de la route des bucherons ?
Mais le plus étrange, c’est lorsque quelques jours plus tard, Jude réapparait, l’air de rien… Mais Stevie n’est pas dupe, quelque chose en Jude a changé. Que lui est-il arrivé pendant son absence ?

Voilà un bon roman d’horreur classique, mais bien construit et efficace. Nous voyons l’histoire se dérouler via le regard de Steve, jeune garçon schizophrène… ce qui laisse parfois planer un doute sur la véracité de ce qu’il dit et ce qu’il voit. Est-ce que Jude a vraiment changé ? A-t-il vraiment vu un monstre près de la maison abandonnée, se déplacer dans l’ombre et le poursuivre jusqu’à la ville ?
La seconde partie du roman introduit Rosie, qui justement a vécu dans cette maison… Et l’imbrication des deux histoires laisse apparaitre ce qui est arrivé à Jude.
Le gros intérêt de cette histoire, c’est le flirte entre le thriller psychologique et le fantastique. La frontière entre la folie et le paranormal est ici suffisamment floue pour laisser libre cours à notre imagination et notre interprétation de l’histoire.

Je vois aussi dans ce roman une sorte d’hommage aux lectures d’horreur et fantastiques classiques… On n’est pas loin de Stephen King avec ses personnages assez archétypaux : le beau-père violent et odieux, les gamins à la sortie de l’enfance, le vieil homme sympa et mystérieux comme Ras, le propriétaire de la maison d’hôte où Rosie vient se ressourcer dans sa jeunesse, avant de s’apercevoir qu’elle est enceinte. D’ailleurs le personnage de Rosie me fait naturellement penser à un autre personnage féminin : Rosemary, du roman quasi-éponyme d’Ira Levin. Et quand on sait comment se termine sa maternité… Je ne dirais rien de plus !
Il pose aussi la question de la monstruosité et de la normalité… Jusqu’où une mère est prête à fermer les yeux par amour pour sa progéniture ?

Bref, un bon roman pour les amateurs du genre, qui me permet au passage de valider la lettre A du challenge ABC 2018 !

abc2018

Que le diable soit avec nous  d’Ania Ahlborn
Traduit de l’anglais par Samuel Sfez
Editions Denoël  Sueurs Froides – 352 pages
Paru le 8 février 2018

« Les garcons de l’été » de Rebecca Lighieri

Les garçons de l'étéPour le partenariat Folio, je me suis laissée tentée par une épreuve non corrigée… Lire un roman bien avant sa sortie officielle, c’est un petit plaisir non négligeable 😉
Comme cela m’arrive parfois, je choisi ce livre sans trop savoir de quoi il en retourne. Et bien, je pense qu’on se trouve ici devant un roman qui ne laissera personne indifférent…

Thadée et Zachée sont deux frères beaux comme des dieux, jeunes, grands, blonds et fans de surf. Alors qu’ils sont à La Réunion à pratiquer leur sport favori, Thadée se fait mordre par un requin à la jambe. Désormais amputé, il sombre dans la déprime la plus profonde, embarquant dans son désespoir toute sa famille. En effet, son accident devient le révélateur de toute l’horreur qui se cache sous les traits d’une famille modèle.

Et bien voilà une lecture ardue pour moi… à plusieurs moment, surtout dans le premier tiers, je me suis demandée si je n’allais pas arrêter. Ca n’était peut-être pas le moment pour moi… je ne sais pas.
Le fait est que j’ai trouvé que les personnages majoritairement antipathiques, et comme l’histoire se déroule sous forme de chapitres où chacun des protagonistes devient le narrateur, on a leur point de vu tour à tour à tour. Et vu le fiel qui se déverse entre les lignes, on a l’impression que l’auteur a des comptes à régler avec les familles bourgeoises des Pays Basques…
Du coup avec certains personnages c’était assez insupportable à lire… La mère par exemple, à qui on a envie de mettre de claque à la fin de chaque paragraphe… Ou encore la petite amie de Zachée, Cyndie, qui ne peut pas s’empêcher de partir dans des « chéris d’amour » au début de chaque phrase sur certains chapitres. Et je ne parle pas des références au monde du surf, qui sont très loin de me faire rêver…
Si l’histoire en elle même est tout de même interessante et digne d’un roman noir, le traitement peut fatiguer : comme on est dans la tête des différents narrateurs, on a énormément se digressions. Soit, elles permettent de dresser un tableau psychologique des personnages… mais cela devient parfois lassant.

Sur la fin on flirte presque avec le conte… dont la moralité m’a laissée perplexe. D’ailleurs je pense que l’intention de l’auteur est à peine voilé de se réapproprier le recette des mythes pour en créer un aux saveurs plus moderne.

Bref, je ne suis pas certaine de l’apprécier, même si j’admet que sa construction est intéressante et fonctionne bien : la famille bourgeoise modèle cache finalement une face monstrueuse… ou pire, « normale ».

Merci Folio… et une lecture de plus pour le challenge ABC !

abc2018

« Konbini » de Sayaka Murata

KonbiniPetit passage par le Japon pour le premier partenariat Denoël de l’année !
Sayaka Murata nous offre ici un visage urbain et dépersonnalisé de la société nipponne… mais ceux qui ont déjà voyagé la bas retrouverons l’ambiance particulière des supérettes ouvertes 24/24 h, les konbinis, une vraie institution locale !

Loin de se déplaire dans son rôle d’employée de konbini depuis 18 ans, Keiko Furukara s’en délecte. Elle est à sa place ici, en uniforme, à réciter ses phrases d’accueil aux clients, à remettre en place les rayons du magasin, à nettoyer le sol… Grâce à ce métier, elle se sent enfin intégrée. En effet, Keiko est bizarre… pour ne pas dire légèrement sociopathe. En s’appuyant sur une analyse de ses collègues et avec l’aide de sa sœur, elle a réussi à se bâtir une personnalité à l’apparence normale… Si ce n’est qu’à 36 ans, elle n’est toujours pas mariée, ce qui inquiète tout ses proches. Mais lorsque Shiraha vient occuper un poste dans le konbini, sa vie bien réglée se retrouve chamboulée.

Bien que mon petit résumé le laisse à penser, on est très très loin d’un roman d’amour ! La collision de deux personnalités asociales que sont Keiko et Shiraha nous livre une critique bien amère de la société japonaise… voire de beaucoup d’autre : qu’est ce que la normalité, la place du travail dans le rang social, celle du mariage et des enfants… ? Dans une société où le groupe prime encore sur l’individu (ce qui est encore plus vrai au Japon) que faire des personnes qui ne rentrent pas dans le cadre ?

Une lecture rapide au charme décalé que je conseille : elle permet non seulement de se poser des questions, mais aussi de voyager au milieu des bento et onigiri, un moment toujours agréable pour les fans du Japon comme moi 😉

Merci Denoël pour ce partenariat… et une nouvelle lettre dans le challenge ABC 2018 !

Konbini de Sayaka Murata
Traduit du japonais par Mathilde Tamae-Bouhon
Édition Denoël & d’Ailleurs – 128 pages
Paru le 11 janvier 2018

abc2018

« Harry Potter and the Prisoner of Azkaban » de J. K. Rowling

Harry Potter and the prisoner of Azkaban L’année commence bien avec ma lecture du 3ème opus de la saga des Harry Potter !

La troisième année d’Harry à Hogwarts commence fort ! Après avoir ensorcelé sa tante moldu sur un coup de sang, Harry fuit la maison des Dursley et embarque dans le Knight bus. Direction Diagon Alley, où il apprend qu’un dangereux assassin échappé d’Azkaban, Sirius Black, en voudrait à sa vie… malheureusement, les Dementors, les gardiens terrifiants de la prison qui pourraient le protéger, ont un effet néfaste sur le pauvre Harry…

J’ai retrouvé avec plaisir l’univers que je connais bien maintenant, avec quelques nouveautés comme la ville de Hogsmeade, où les élèves d’Hogwarts font le plein de bonbons et de farces-et-attrapes magiques.
Pas mal de petits détails donnent l’impression d’un monde cohérent, où les tomes précédents nous préparaient à celui-ci… Par exemple le l’arbre frappeur vu dans le second tome prend tout son sens comme gardien d’un souterrain interdit. Depuis ces dernières aventures, je me demandais vraiment ce qu’il faisait là…
Les objets magiques sont sympa aussi, comme la carte du maraudeur qui permet de découvrir les passages secrets de l’école, mais aussi de localiser les professeurs en temps réel !
En revanche le quidditch et les prouesses d’Harry dans ce domaine me laissent un peu de marbre. Gagner la coupe, qui a le plus gros balais… Pffff, j’adhère pas… mais ça contribue à cette ambiance juvénile si sympathique.

On m’avait prévenu, l’univers devient un peu plus sombre et les situations auxquelles les adolescents sont confrontés plus violentes que dans les premier tomes… et c’est très bien !
Vivement le tome 4, que je compte bien dévorer dès que ma PAL me le permettra !

Au passage, une lecture pour le challenge ABC 2018… la première ! 🙂

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Challenge ABC

Cette année encore, le challenge ABC aura été un succès en demi-teinte. 17 lectures sur les 26 prévues, ça n’est pas l’extase mais toujours un peu mieux qu’en 2016 !

Je remets bien entendu le couvert en 2018, avec un nouvel opus du challenge ABC 2018 de nanet !

abc2018

Voici ma liste non définitive, car je vais suivre le challenge avec le mode A, qui me permet des changements en cours d’année.

  • A : ABECASSIS, Eliette – La dernière tribu – 308 pages – Aventure
  • B : BRYSON, Bill – Neither Here Nor There – 312 pages – Voyages Contemporaine
  • C : CHRISTIE, Agatha – Le crime du golf – 220 pages – Policier
  • D : DAY, Thomas – L’Instinct de l’équarrisseur : Vie et mort de Sherlock Holmes – 414 pages – Fantastique
  • E : EGAN, Greg – Radieux – 475 pages – Science-Fiction Nouvelle
  • F : FERGUS, Jim – Marie-Blanche – 731 pages – Historique
  • G : GRISHAM, John – L’année du sycomore – Thriller
  • H : HILLERMAN, Tony – Femme qui écoute – 254 pages – Policier
  • I : INDRIDASON, Arnaldur – Betty – 236 pages – Policier (WISH)
  • J : JAWORSKI, Jean-Philippe – Le sentiment du fer – 206 pages – Fantasy Nouvelles
  • K : KOONTZ, Dean – Intensité – 313 pages – Horreur
  • L : LONDON, Jack – Le peuple d’en bas – 256 pages – Contemporaine Sociologique
  • M : MANZINI, Antonio – Maudit printemps – 292 pages – Policier
  • N : NOTHOMB, Amélie – Pétronille – 169 pages – Contemporain
  • O : OLIVER, Lauren – Pandemonium – 384 pages – Jeunesse SF
  • P : PRIEST, Christopher – L’archipel du rêve – 414 pages – Science-Fiction Erotisme
  • Q : Qiu, Xiaolong – Mort d’une héroïne rouge – 502 pages – Policier
  • R : ROWLING, J.K. – Harry Potter, tome 3 : Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban – 461 pages – Fantasy Jeunesse
  • S : SIMMONS, Dan – Les Fils des ténèbres – 460 pages – Thriller Fantastique
  • T : TARTT, Donna – Le chardonneret – 795 pages – Drame
  • U : UDALL, Brady – Le polygame solitaire – 816 pages – Contemporain (WISH)
  • V : VONNEGUT, Kurt – Le berceau du chat – 254 pages – Science-Fiction
  • W : WILSON, Robert Charles – La Cabane de l’aiguilleur – 272 pages – Science-Fiction
  • X : ANONYME – Bourbon kid, tome 5 : Le pape, le kid et l’iroquois – 576 pages – Thriller Fantastique
  • Y : YARBRO, Chelsea Quinn – Réincarnations – 255 pages – Fantastique
  • Z : ZELAZNY, Roger – Royaumes d’ombre et de lumière – 226 pages – Fantasy (WISH)

« Hamlet au paradis » de Jo Walton

Hamlet au paradisDernière lecture de l’année pour le club SF de Folio ! Une occasion supplémentaire de lire un roman de Joe Walton… Je ne connaissais pas cet auteur il y a encore 2 ans, et rien qu’en 2017 j’aurais lu 3 de ses ouvrages ! J’ai choisi Hamlet au paradis car il se trouve que c’est le second tome de la trilogie du Subtil Changement,  venant après Le Cercle de Farthing, que j’avais apprécié sans plus…

Nous retrouvons l’inspecteur Carmichael dans une nouvelle enquête londonnienne, en 1949. Une actrice de théâtre célèbre est retrouvée morte, tuée dans l’explosion d’une bombe… la guerre entre le Royaume-Unis et l’Allemagne est pourtant terminée ! Comment est-ce possible en ce temps de paix porté par Hitler et le ministre anglais Normanby?
Et si elle n’était pas la victime innocente d’une bombe mal désamorcée du Blitz, mais une terroriste s’étant faite exploser en fabriquant une bombe artisanale ?
En parallèle, Viola Lark, une actrice issue de l’aristocratie, se prépare pour un grand rôle : celui de Hamlet, où le sexe des personnages est inversé. Elle a à peine le temps de se réjouir que sa sœur communiste la contacte, ce qui va conduire la pauvre Viola à devenir à son tour une révolutionnaire.

Comme la fois précédente, nous gravitons autour du domaine de l’aristocratie britannique, avec quelques intrigues politiques comme décors. Il faut bien justifier une mort violente non ? 😉
Le gros atout de ce roman est pour moi l’incursion dans les coulisses d’une pièce de théâtre : comment elle est produite, montée, scénarisée, répétée… jusqu’à la grande première ! Très instructif…
Comme avec Le Cercle de Farthing, l’univers ne m’a pas déplu, on rentre bien dans l’uchronie où l’Allemagne d’Hitler et l’Angleterre sont en paix. Mais il me manque quelque chose… L’histoire d’amour est sans saveur, on ne croit pas une seconde à la manipulation de Viola qui l’amène à devenir une terroriste, et on retrouve encore quelques schémas dont Joe Walton est friande (mari violent, aristocrates reniant leurs origines…). Enfin j’ai tout de même préféré les personnages de cet opus, un peu plus charismatiques à mon goût.
Reste à voir ce que le dernier tome nous réserve… car même si je ne suis pas plus emballée que ça par la saga, j’ai quand même envie de savoir comment elle va se terminer !
Merci Folio pour ce partenariat ! 🙂

« C’est ainsi que cela s’est passé » de Natalia Ginzburg

C'est ainsi que cela s'est passéPour le partenariat Denoël du mois de novembre, j’ai posé mon dévolu sur un court roman où le drame peint en gris le paysage italien… Un très bon choix qui me sort de mes lectures habituelles.

Dans une ville italienne dans les années 50, une jeune femme tue son mari… Est-ce une abominable criminelle ? Ou la réalité est-elle plus complexe que cela ? Dans ce récit, la narratrice-assassine raconte en un souffle les raisons et les événements qui l’ont amené à tirer une balle de revolver dans l’œil de son époux Alberto.

Une vie de couple décevante, la place de la femme dans les années 50, les drames de la vie… Une fois de plus voici un portrait bien glauque de la société italienne du milieu du 20ème siècle, dans la lignée de mes lectures des romans d’Elena Ferrante. Mais ici le contexte est un peu différent, car notre narratrice est une femme éduquée, sans background social compliqué… mais sa solitude est un vrai déchirement. Une femme normale en somme ! Et se pose la question de ce qui peut bien pousser au crime, plutôt que de trouver une autre solutions à ses problèmes.

J’ai beaucoup apprécié ce quasi huis clos tout en nuances de gris… Car même dans ses moments de joie notre héroïne ne semble jamais vraiment goûter au bonheur.  L’écriture qui ressemble plus à un langage parlé, sous forme d’un témoignage lapidaire, m’a un peu gêné sur les premières pages… mais ce style prend tout son sens au fil de la lecture.
Une belle découverte choisie un peu au hasard, pour remplir la lettre G du challenge ABC !

C’est ainsi que cela c’est passé de Natalia Ginzburg
Traduit de l’italien par Georges Piroué
Editions Denoël, collection Empreinte – 128 pages
Paru le 9 décembre 2017

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